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GeForce Now, le service de cloud gaming de Nvidia, approche les 10 millions de clients

La bataille du cloud gaming fait rage. Ces plateformes permettent aux jeux les plus exigeants techniquement depuis n'importe quel appareil (même un smartphone), car le jeu est exécuté dans le cloud et non pas en local. Parmi les services ayant le plus de succès : GeForce Now de Nvidia, qui continue de tirer son épingle du jeu.
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GeForce Now, le service de cloud gaming de Nvidia, approche les 10 millions de clients
GeForce Now, le service de cloud gaming de Nvidia, approche les 10 millions de clients © Nvidia

Si le service Stadia de Google ne se porte pas au mieux, cela ne signifie pas pour autant que le cloud gaming n'a pas d'avenir devant lui. GeForce Now, la plateforme de cloud gaming de Nvidia, entre dans sa deuxième année de commercialisation et approche les 10 millions de membres. Surtout, depuis février le service a quitté sa version bêta.

En conséquence, Nvidia annonce ce jeudi 18 mars de nouvelles formules d'abonnement (9,99 euros par mois ou 99,99 euros par an) ainsi que des améliorations techniques (meilleure qualité de streaming, deux nouveaux data centers) et fonctionnelles (pré-chargement des jeux, liaison de comptes simplifiée). Preuve que le service poursuit son essor et compte s'imposer face aux ambitions des géants du cloud.

Amazon, un concurrent sérieux ?
Les offres de cloud gaming, qui permettent de jouer à un jeu depuis n'importe quel appareil car le jeu est exécuté dans le cloud et non pas en local, se sont multipliées ces derniers mois. A la manœuvre : les entreprises du cloud computing qui tentent de se faire une place sur ce marché naissant et prometteur. Microsoft est évidemment le mieux placé grâce à son expérience du marché vidéoludique avec Xbox.

De son côté, Stadia, la plateforme de Google, peine à trouver son public depuis son lancement en novembre 2019, sans compter les éditeurs de jeu pour garnir son catalogue. Google a même récemment décidé de fermer ses studios internes de développement de jeux vidéo avant même qu'un de leur titres ne soit publié. Raison invoquée : développer des jeux de premier plan serait trop coûteux et prendrait trop de temps. Un aveu d'échec assez accablant après les promesses du lancement (qui avaient déjà été reçues avec circonspection, Google étant coutumier du fait).

Amazon s'est aussi lancé dans la partie en septembre dernier en dévoilant la version bêta de Luna, sa plateforme de cloud gaming uniquement disponible aux Etats-Unis pour le moment. AWS étant le leader incontesté du cloud, cette tentative n'est pas surprenante. Suivant le modèle de Prime Video et pour se différencier de ses concurrents, Amazon a opté pour une approche par chaînes. Ubisoft est le premier éditeur à avoir sa propre chaîne. Si le prix de 5,99 dollars par mois peut sembler attractif, à l'avenir le modèle sous forme de chaînes choisi par Amazon devrait conduire à payer des suppléments pour l'accès aux chaînes des divers éditeurs.

Nvidia et Microsoft, les deux leaders
Pendant un temps la start-up française Blade a également tenté de se faire une place sur ce marché avec son offre Shadow. Mais la croissance rapide du nombre d'abonnés couplée à des difficultés techniques et à un manque de trésorerie la place aujourd'hui en grande difficulté. Elle pourrait être rachetée par le fondateur d'OVHcloud, Octave Klaba.

Cependant la bataille se jouera désormais en grande partie sur le catalogue de jeux proposés. A charge pour les plateformes de parvenir à séduire les éditeurs de jeux avec une technologie suffisamment robuste, mais aussi disposant de suffisamment d'utilisateurs pour qu'ils acceptent d'ajouter leurs jeux à leurs catalogues. Microsoft est là encore bien placé grâce à ses nombreux studios internes, sans parler de ses relations avec l'industrie vidéoludique. Même chose pour Nvidia qui a déjà conclu de nombreux partenariats avec les éditeurs et est un partenaire historique sur le plan hardware.

A noter que leurs approches sont sensiblement différentes. GeForce Now propose de jouer aux jeux déjà achetés depuis le cloud, tandis que le Xbox Game Pass Ultimate donne accès gratuitement à plus de 100 jeux qui sont renouvelés fréquemment (pour 12,99 euros par mois).

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