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Gemalto sécurise les tickets restaurants d'Edenred

Gemalto a entamé la production des nouveaux tickets restaurants dématérialisés d'Edenred, en service depuis le 2 avril. Les cartes à puces sont encodées à Chambray-les-Tours (Indre-et-Loire), sur un site très sécurisé.
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Gemalto sécurise les tickets restaurants d'Edenred
Gemalto © Edenred

Accès badgé, sas de contrôle, appareils électroniques interdits, double porte entre chaque unité et salle de traitement de données isolée, la sécurité est un point crucial de l'usine Gemalto de Chambray-les-Tours (Indre-et-Loire), où a débuté la réalisation de l'encodage des nouvelles cartes à puces "ticket restaurant" pour le compte d'Edenred, numéro un des titres restaurants en France (1,03 milliard d'euros de chiffre d'affaires).

"Les ordinateurs de notre centre de données ne sont reliés à aucun autre. Les développeurs qui y travaillent n'ont ni téléphone, ni mail, ni d'accès à Internet", précise Peter Cairns, directeur du site tourangeau de Gemalto, qui emploie 108 salariés, sur les 12 000 que compte ce leader mondial de la sécurité numérique (cartes bancaires, codes pin, contrôles d'accès...). Edenred et Gemalto (2,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2013) ne communiquent pas sur le montant du contrat, qui fait suite à un appel d'offres.

Pour remonter le circuit d'un ticket restaurant nouvelle version, il faut préciser que la cellule est fabriquée par Gemalto à Pont-Audemer (Calvados). Le support est ensuite imprimé sur le site Gemalto de Barcelone aux couleurs d'Edenred. La carte à puce rejoint le site de Chambray-les-Tours afin d'y recevoir les informations nécessaires à son utilisation : identité du titulaire, de l'entreprise, protocole de communication avec le serveur... "Edenred nous envoie le data process, que nous encodons sur les cartes", décrit Peter Cairns, qui s'appuie sur une trentaine de développeurs.

500 cartes individualisées par heure

Comme 1,3 million d'utilisateurs finaux sont potentiellement concernés (sur un total de 3,6 millions en France), l'enjeu porte sur l'exacte correspondance entre les données collectées auprès des entreprises clientes et la carte individualisée, qui sort de la ligne d'encodage de Gemalto au rythme d'environ 500 cartes par heure. C'est le "matching". "Nous comptons les cartes à l'unité près. Un opérateur intervient toujours à cette étape pour le contrôle", dit Peter Cairns.

La nouvelle carte n'aura aucun montant. Elle interrogera un serveur via le terminal de paiement du restaurateur. Un accord a été passé par Edenred avec le GIE carte bancaire pour héberger les flux financiers. "Ce sont deux flux bien distincts", insiste Hubert Coyne, directeur commercial de Gemalto. D'ici 2015, une nouvelle plateforme de paiement sera opérationnelle. Edenred y travaille avec ses concurrents, Sodexo et Natixis.

Déjà en service au Mexique, en Belgique ou en Italie, cette solution "permet un paiement au centime près. Le restaurateur n'a plus à gérer le rendu de monnaie", souligne Hubert Coyne, qui ajoute que le restaurateur est crédité 48 heures après, contre 3, 7 ou 21 jours avec le format papier.

Le nouveau titre restaurant dématérialisé est entré en vigueur le 2 avril.

Stéphane Frachet

 
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