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Gilbert Gagnaire (EasyMile) offre un nouveau départ aux nano-capteurs connectés de Nanolike

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Le fondateur de la navette autonome EasyMile, Gilbert Gagnaire, injecte 1 million d'euros dans une opération de reprise de Nanolike pour accompagner le déploiement des nano-capteurs connectés de la start-up toulousaine.

Gilbert Gagnaire (EasyMile) offre un nouveau départ aux nano-capteurs connectés de Nanolike
Les boitiers Nanolike intégrant des nano-capteurs sont implantés sur des cuves de stockage chez Gaches Chimie © Nanolike

Changement d'actionnaires chez Nanolike. En recherche de fonds depuis quelques mois pour accompagner l'industrialisation de ses nanocapteurs, la start-up toulousaine Nanolike a finalement séduit un investisseur bien connu de l'écosystème toulousain : Gilbert Gagnaire, le fondateur et président d'EasyMile, dont les navettes autonomes et électriques EZ10 ont été déployées sur plus de 200 sites dans une vingtaine de pays à travers le monde, et qui vient de lever 6,5 millions d'euros.

 

Une nouvelle génération de nano-capteurs ultra-sensibles et connectés

En tandem avec Benoit Perrin, directeur des opérations chez EasyMile, Gilbert Gagnaire a décidé d'injecter 1 million d'euros dans le cadre d'une opération de reprise de Nanolike. "Nous avons eu un coup de foudre pour cette entreprise", lance Benoit Perrin, qui devient du même coup président de la start-up. "Il y a chez Nanolike une vraie expertise dans les capteurs de pression et la stratégie commerciale et industrielle engagée l'an dernier en direction de solutions globales à partir de capteurs connectés commence à porter ses fruits", explique le nouveau président.

 

Créée en 2012 par deux jeunes ingénieurs de l’INSA Toulouse, Jean-Jacques Bois et Samuel Béhar, Nanolike a réussi à industrialiser, à partir d'une technologie de dépôt de nanoparticules issue d'un laboratoire toulousain, le Laboratoire de physique et chimie des Nano Objets (unité mixte CNRS/INSA/Université Paul Sabatier), une nouvelle génération de nano-capteurs ultra-sensibles et très peu consommateurs d'énergie. Les deux fondateurs restent dans l'équipe de direction, Jean-Jacques Bois en tant que directeur des opérations et Samuel Behar, comme directeur technique. L'effectif de 12 salariés est maintenu.


Des jauges de contraintes pour le suivi du niveau de remplissage de containers

Après plusieurs années de R&D, la société a développé une gamme de jauges de contraintes capables de percevoir les micro-déformations de l'ordre du micron. Une performance qui intéresse aujourd'hui de nombreux industriels pour du suivi du niveau de remplissage de containers, bennes, cuves et silos.


Plus besoin d'introduire des systèmes à l'intérieur des containers. Avec un simple boîtier posé à l'extérieur, sur la paroi même du réservoir, qu'il soit en plastique ou en acier, le système non intrusif de Nanolike capte la pression exercée par le poids du contenu et mesure la déformation de la structure induite par le niveau de remplissage. Les capteurs connectés à une solution globale de suivi des parcs de containers (sur réseau Sigfox) permettent d'alerter les industriels sur le niveau de leurs cuves (pleines, à moitié pleines ou presque vides) et d'anticiper sur les prises de commandes.


Premier déploiement chez des clients de Gaches Chimie

"Les premiers clients sont là, il fallait juste un coup de pouce pour passer le cap du déploiement commercial et industriel", souligne Benoit Perrin. En test depuis plusieurs mois chez Gaches Chimie, les nano-capteurs de Nanolike vont être progressivement déployés d'ici la fin de l'année. Spécialisé dans la production et la distribution de produits chimiques à usages industriels, le groupe toulousain va proposer ce nouveau service de suivi connecté du niveau de remplissage de leurs containers à ses clients. D'autres sites pilotes ont été équipés dans des secteurs très divers, que ce soit dans l'industrie ou l'agriculture. Des contrats sont en cours de négociations avancées avec des coopératives agricoles pour du suivi de silos de stockage d'aliments pour bétails dans des exploitations agricoles, en France, mais aussi dans le Nord de l'Europe.


En parallèle, la société poursuit ses travaux de R&D au sein de la communauté d'entreprises de l'IoT Valley, à Labège, dont elle s'est rapprochée en 2017 pour développer de nouvelles solutions connectées et gagner en visibilité. La start-up travaille ainsi avec Intesens, dans le cadre d'un contrat avec la SNCF, sur une solution de capteurs connectés pour mesurer et surveiller les déformations de ponts de chemins de fer et adapter la vitesse des trains aux déformations liées aux conditions environnementales (humidité, chaleur…).
Nanolike a réalisé un chiffre d'affaires de 200 000 euros en 2017 et table sur 400 000 à 500 000 euros pour son prochain exercice.

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