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Gocardless lève 95 millions de dollars pour combiner paiements récurrents et open banking

Levée de fonds La fintech britannique Cardless annonce ce 17 décembre un tour de table de 95 millions de dollars pour déployer sa solution de collecte des paiements récurrents. Elle cherche plus particulièrement à tirer parti des avantages de l’open banking pour simplifier dans leur ensemble les transactions récurrentes B2B et B2C.
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Gocardless lève 95 millions de dollars pour combiner paiements récurrents et open banking
Gocardless lève 95 millions de dollars pour combiner paiements récurrents et open banking © Thomas Skovsende

GoCardless, fintech londonienne spécialiste des paiements récurrents, vient de boucler un nouveau tour de table de 95 millions de dollars. Menée par Bain Capital Ventures, cette levée de fonds en Série F porte le financement total de la société britannique à 240 millions de dollars.

Selon The Telegraph, ce cycle de financement permet à la start-up, qui fêtera ses 10 ans l’an prochain, d’entrer dans le cercle des licornes mais le média américain TechCrunch estime sa nouvelle valorisation à un plus de 970 millions de dollars.

Rendre le prélèvement plus simple et rapide
Créée en 2011 par Hiroki Takeuchi, GoCardless a mis au point une solution de guichet unique à l'échelle mondiale pour les entreprises. Elle vise plus précisément les professionnels souhaitant mettre en place le règlement par paiement bancaire récurrent. Elle s’adresse principalement aux spécialistes de l'abonnement mais aussi aux professionnels qui doivent procéder à des paiements B2B réguliers, soit l’immense majorité d’entre eux. Elle propose également un outil baptisé Success+, reposant du machine learning pour aider les entreprises à optimiser leur stratégie de nouvelle tentative en cas d'échec des paiements.

Cet argent frais doit permettre à GoCardless d’accélérer sa stratégie sur l’open banking, et notamment sur les paiements de banque à banque. Autrement dit, elle souhaite mettre en place un réseau disponible pour l’ensemble des acteurs bancaires pour que ses clients utilisant sa solution puissent proposer les transactions récurrentes en combinant les technologies les plus récentes à son réseau international de prélèvement bancaire. "Pour la première fois, les entreprises pourront bénéficier à la fois des avantages de l’open banking et du prélèvement", résume la société.

Une solution moins coûteuse que le prélèvement par carte bancaire
L’avantage de ce dispositif est de disposer d’une grande visibilité sur les flux de trésorerie mais aussi de diminuer le taux de désabonnement (et d’augmenter la fidélité) des clients. La start-up affirme que sa solution est moins coûteuse que les solutions de paiement par carte bancaire opéré par le duopole Visa et Mastercard et plus simple : les paiements récurrents par carte sont en effet annulés lorsqu’une carte arrive à expiration, ce qui représente une perte de business important. 

Elle serait plus simple également que le système de virement instantané qui se heurte encore à des problématique de délai et d’interopérabilité et de devises. Enfin, l’open banking doit aider les entreprises d'encaisser des paiements internationaux, avec un versement des fonds sur leurs comptes bancaires existants dans la monnaie locale. Cette nouvelle offre doit être lancée au premier semestre 2021. La société va également étendre son offre au marché de l’e-commerce. 

La fintech profite visiblement de l’augmentation des transactions en ligne poussée par la pandémie de Covid-19. Elle explique enregistrer une croissance moyenne annuelle de 46% et revendique 55 000 entreprises clientes, des multinationales aux PME. Parmi elles, Docusign 8x8, Doctolib et Sowee.

L'entreprise traite aujourd’hui plus de 18 milliards de dollars de paiements par an dans une trentaine de 30 pays. Son siège social se situe au Royaume-Uni, avec des bureaux en France, en Australie, en Allemagne, et aux Etats-Unis.

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