Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Google affiche la condamnation de la Cnil

Le 7 février 2014, en référé, le Conseil d'Etat a rejeté la demande de Google de surseoir la publication de la sanction de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) sur sa page d'accueil. Le géant du web a donc été contraint d'afficher deux jours durant un encart relatif à cette condamnation. Un lien dans le texte législatif renvoyait alors vers le site de la Cnil. Assaillis de requêtes, les serveurs de la commission ont subi un bug qui a duré plusieurs heures.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

"Le code de justice administrative prévoit que la suspension de l’exécution d’une décision administrative par ce biais est subordonnée notamment à une condition d’urgence (…) En l’espèce, le juge des référés du Conseil d’État a estimé que cette condition n’était pas remplie". En procédure de référé, le Conseil d'Etat a ainsi débouté Google dans sa requête de suspension de publication de sa condamnation.

Condamné à 150 000 euros d'amende par la Cnil pour manquements au respect de la confidentialité sur Internet, le géant du web s'est plié à l'exigence du Conseil d'Etat et a laissé paraître un encart relatif à sa condamnation les 8 et 9 février.

Cependant, sur sa version mobile, le moteur de recherche s'est dispensé de tout message ayant trait à cette condamnation, alors même que 40% des utilisateurs de Google passent par leur smartphone.

"Allô le web, la Cnil ne répond plus"

Un fait a attiré l'attention des internautes : au cours des deux jours durant lesquels le message a été publié, les serveurs de la Cnil étaient complètement saturés. En cause, un lien ajouté à la fin de l'encart et invitant les internautes à se rendre sur le site de la commission pour connaître en détail les griefs imputés à Google.

Face au nombre de connexions sur le serveur de la Cnil via cet URL, ses  serveurs ont subi un bug d'ampleur, rendant le site inaccessible pendant près de six heures. En postant ce lien vers la décision, la firme de Mountain View savait pertinemment qu'elle ferait lâcher le site de la commission. Un lot de consolation ?

Wassinia Zirar

 

 

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media