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Google Cloud annonce l'ouverture de sa région France avec trois datacenters

Google lance officiellement la région France au sein de sa plateforme cloud. Elle dispose de trois centres de données situés en région parisienne. Le géant américain met l'accent sur la sécurité et les performances, et se targue de clients de renom comme Renault, L'Oréal ou Leclerc.
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Google Cloud annonce l'ouverture de sa région France avec trois datacenters
Google Cloud annonce l'ouverture de sa région France avec trois datacenters © Alex Dudar - Unsplash

Google Cloud annonce l'ouverture officielle de sa région France ce 30 juin. Nommée europe-west 9 en interne, elle est dorénavant disponible à tous ses clients. Les services habituels de GCP sont tous présents, notamment Compute Engine, App Engine, Google Kubernetes Engine, Bigtable, Cloud Storage, Spanner et BigQuery.

Dans les faits, cette région est constituée de trois datacenters "résilients et répliqués". Google n'en communique pas le lieu exact, ni le nom des prestataires d'hébergement impliqués, mais ils sont tous situés en région parisienne, avec les distances techniques de sécurité standards, c'est-à-dire supérieures à 10 km. Pour les clients basés en Ile-de-France qui opèrent aujourd'hui depuis la Belgique ou l'Allemagne, Google anticipe une latence divisée par deux, passant de 5 millisecondes à 2 ms.
 

Une croissance rapide dans l'Hexagone

Anthony Cirot, qui dirige Google Cloud en France, se félicite que les délais aient été tenus par rapport à l'annonce faite il y a deux ans. "Cette ouverture s'inscrit dans notre logique de développement en France, détaille-t-il à L'Usine Digitale. Notre activité dans l'Hexagone croît rapidement, nos clients français sont de plus en plus importants. Et nous ouvrons également des régions à Madrid et Milan à quelques semaines d'intervalle, ce qui répond aux demandes de nos clients dans le bassin méditerranéen."

Cette croissance dans tous les secteurs et auprès de toutes les catégories d'entreprises (de la start-up au grand groupe) est avérée, et se retrouve notamment lors de l'annonce dans le témoignage de Frédéric Vincent, DSI du groupe Renault, mais aussi des groupes L'Oréal et Leclerc, de la banque en ligne BforBank, issue du Crédit Agricole, des laboratoires pharmaceutiques Servier, ou des start-up NamR et The Good AI.

Pour les questions de souveraineté, la réponse est S3NS

Pour ce qui est des questions de souveraineté des données, liées au CLOUD Act américain et à l'invalidation du Privacy Shield, Anthony Cirot évoque des freins "avant tout psychologiques", mais auxquels l'entreprise se doit de répondre. "Nous voulons rassurer sur la localisation des données dans le pays d’utilisation. Lorsque les données sont localisées en France, elles y restent."

Il souligne l'aspect opérationnel de la souveraineté (qui peut accéder au système) et met également en avant l'importance de l'open source dans les briques technologiques utilisées par Google, ce qui facilite selon lui la portabilité des données et applications si d'aventure un client souhaitait quitter sa plateforme.

Mais très clairement, la réponse pour les cas d'usage sensibles comme les opérateurs dits d'importance vitale réside dans sa coentreprise avec Thales pour le "cloud de confiance", qui fait le fruit d'une annonce en parallèle. Les datacenters de cette dernière, baptisée S3NS, seront d'ailleurs situés à terme dans le même bâtiment que ceux de la région France de Google Cloud, mais avec une séparation physique devant garantir son intégrité. De quoi lui permettre de rester à jour vis-à-vis des services GCP tout en correspondant aux normes françaises SecNumCloud, Thales en gardant le contrôle.

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