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Google développe un système de reconnaissance de poissons pour améliorer la pisciculture

X, le laboratoire de recherche de Google, a développé une caméra sous-marine capable de détecter les comportements des poissons. L'objectif est d'améliorer les pratiques d'élevage et, par conséquent, sauvegarder la biodiversité marine malmenée par la pollution plastique et la pêche intensive.
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Google développe un système de reconnaissance de poissons pour améliorer la pisciculture
Google développe un système de reconnaissance de poissons pour améliorer la pisciculture © Unsplash/Sebastian Pena Lambarri

X, le laboratoire de recherche de Google, a présenté dans un billet de blog publié le 2 mars 2020 une caméra sous-marine couplée à un système de vision par ordinateur capable de détecter les comportements des poissons invisibles pour l'humain. L'objectif est d'améliorer les pratiques d'élevage des poissons en s'appuyant sur ces informations habituellement inaccessibles.

 

Sauvegarder la biodiversité marine

Cette technologie s'inscrit dans le projet "Tidal" qui a pour objectif de développer des technologies pour sauvegarder la biodiversité marine malmenée par la pollution plastique et la pêche intensive. Selon un rapport du WWF, publié en mars 2019, 100 millions de tonnes de déchets plastiques entrent dans la nature chaque année. Or "l'océan fournit des moyens de subsistance à des milliards de personnes", rappelle Neil Davé, chercheur chez X et auteur du billet. De plus, il constitue un fantastique puit de carbone qui contribue très fortement à réguler le climat à l'échelle mondiale.

 

La technologie développée permet de suivre et de surveiller des milliers de poissons au fil du temps et collecter des informations sur leur environnement (température, niveau d'oxygène...). Traditionnellement, les observations reposent seulement sur quelques poissons qui ont été examinés manuellement en dehors de l'eau. Or ces quelques cobayes sont loin de représenter la diversité des espèces sous-marines. Le but de ce système est que les pisciculteurs se servent de ces données pour adapter leurs pratiques d'élevages, en réduisant l'utilisation des antibiotiques par exemple.

 

 

Difficile de développer des technologies adaptées à l'eau saléé

Mais le développement de technologies adaptées à la vie sous-marine n'est pas une mince affaire. Raison pour laquelle d'ailleurs une majeure partie des fonds marins reste un mystère. "La pression est écrasante, la communication est extrêmement difficile (...) et l'eau salée tue l'électronique", affirme Neil Davé. Mais le laboratoire ne donne malheureusement aucun détail sur sa conception. Seule information : l'équipe de X a entraîné ses algorithmes en filmant des poissons nageant dans pataugeoire.

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