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Google, Intel, Samsung… Des géants mondiaux se regroupent pour faire émerger une 5G "ouverte"

Une trentaine de géants issus des secteurs des télécoms et des technologies constituent une coalition, baptisée Open RAN Policy, pour favoriser l’émergence de réseaux 5G interopérables. Leur but : permettre aux opérateurs télécoms de faire appel à divers équipementiers pour bâtir leur infrastructure. Une manœuvre qui, en trame de fond, répond aux inquiétudes des Etats-Unis quant à l'hégémonie du champion chinois Huawei.
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Google, Intel, Samsung… Des géants mondiaux se regroupent pour faire émerger une 5G ouverte
Google, Intel, Samsung… Des géants mondiaux se regroupent pour faire émerger une 5G "ouverte" © Arthur Le Denn

Encourager la construction de systèmes 5G "ouverts et interopérables". C’est la politique que veulent promouvoir 31 entreprises majeures des télécoms et des technologies par la création de la coalition Open RAN Policy. L’objectif : s’assurer que les opérateurs télécoms puissent faire fonctionner ensemble des matériels conçus par des équipementiers différents… et ne pas dépendre d’un unique fournisseur. Ce regroupement inédit fait écho au bannissement du Chinois Huawei des cœurs de réseau dans des pays occidentaux, comme le Royaume-Uni.

 

GAGNER EN SOUPLESSE et en sécurité

Le contexte géopolitique entre la Chine et les Etats-Unis reste tendu, ces derniers reprochant toujours à Huawei d’être à la solde du régime de Pékin. Ce qui pose un problème majeur dans le cadre de la généralisation d’une technologie qui se révélera stratégique pour l’économie ces prochaines années selon la Maison-Blanche, qui multiplie les actions visant à limiter l’influence de la marque au lotus.

 

De nombreux géants américains figurent parmi les initiateurs de la coalition Open RAN Policy – tels que les spécialistes de l’informatique Google, Microsoft et IBM, les fabricants de puces Qualcomm et Intel, mais également les opérateurs télécoms AT&T et Verizon. A noter par ailleurs la participation du Britannique Vodafone, du Japonais Rakuten ou bien du Sud-Coréen Samsung à cette démarche restant très américaine. Les acteurs réunis sous cette bannière appellent d’ailleurs le gouvernement fédéral des Etats-Unis à "jouer un rôle crucial" dans le financement de la recherche et la diversification des équipements au sein des réseaux.

 

Les opérateurs télécoms ont massivement choisi de faire appel à un seul équipementier dans le cadre du déploiement des réseaux 2G, 3G et 4G. Cette initiative vise à encourager les fournisseurs à rendre leurs matériels compatibles les uns avec les autres pour éviter cet écueil avec la 5G. Un moyen de stimuler l’innovation et la compétition selon la coalition, qui souhaite "définir des spécifications techniques communes" qui permettront aux opérateurs télécoms d'organiser des appels d'offre pour chaque élément composant un réseau – antennes, cœurs de réseau, logiciels, etc.

 

"La pandémie actuelle montre que le choix et la souplesse dans les déploiements de réseaux de nouvelle génération sont essentiels du point de vue de la sécurité et de la performance, a souligné par voie de communiqué Diane Rinaldo, directrice exécutive de la coalition Open RAN Policy. En promouvant des politiques qui établissent des standards communs et des interfaces ouvertes, on peut assurer l'interopérabilité et la sécurité, tout en favorisant l'émergence d’éventuels nouveaux acteurs."

 

Les 31 membres de la coalition Open RAN Policy
  • Airspan
  • Altiostar
  • AT&T
  • Amazon Web Services (AWS)
  • Cisco
  • CommScope
  • Dell
  • DISH Network
  • Facebook
  • Fujitsu
  • Google
  • IBM
  • Intel
  • Juniper Networks
  • Mavenir
  • Microsoft
  • NEC Corporation
  • NewEdge Signal Solutions
  • NTT
  • Oracle
  • Parallel Wireless
  • Qualcomm
  • Rakuten Mobile
  • Samsung Electronics America
  • Telefónica
  • US Ignite
  • Verizon
  • VMWare
  • Vodafone
  • World Wide Technology
  • XCOM-Labs

 

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