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Google invente la publicité facturée… à l'oeil

Facturer une publicité à chaque fois qu'ellle est regardée : c'est la formule qu'a brevetée Google, qui compte s'appuyer sur la technologie des "Google glass" et des autres modèles de lunettes connectées. 
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Google invente la publicité facturée… à l'oeil
Google invente la publicité facturée… à l'oeil © Flickr CC - Giuseppe Constantino

Après le "coût par clic" (pay-per-click), Google veut inventer le "coût par regard" (pay-per-gaze). La firme de Moutain view a déposé un brevet en mai 2011 (rendu public deux ans plus tard) qui introduirait ce concept publicitaire.

Les annonceurs paieraient à chaque fois que leur publicité est "réellement" visionnée. Google a imaginé un système d’eye tracking (suivi du regard) qui permettrait de déterminer avec précision où se fixe le regard du porteur des lunettes. En analysant les mouvements de pupille de l'utilisateur, la technologie déterminerait qui regarde une publicité donnée et combien de temps. Et, en traquant le niveau de dilatation des pupilles, le système pourrait même permettre de savoir si une publicité provoque une émotion chez son spectateur !

Un outil d'évaluation des campagnes publicitaires

Une façon de mesurer scientifiquement l’impact des campagnes. Pour Google, l’intérêt de ce système de "pay-per-gaze" ne se limite d’ailleurs pas au monde numérique. "Le besoin de publicité au 'coût par regard' ne se borne pas à la publicité en ligne, mais peut être étendu à la publicité conventionnelle : bannières, panneaux, publicité dans les journaux et magazines", indique Google.

Un système intrusif ?

Anticipant les critiques des défenseurs des libertés individuelles, Google, dans son dépôt de brevet, suggère que les données échangées soient cryptées et rendues anonymes, et que les utilisateurs puissent désactiver la fonction "pay-per-gaze" s’ils le souhaitent. Cela ne devrait pas suffire à calmer les opposants à ce type d'outil de suivi. La récente désactivation de poubelles connectées à Londres, qui scannaient les smartphones des passants pour leur proposer des publicités et contenus personnalisés, prouve que ce type de dispositif provoque la méfiance du public.

Sylvain Arnulf

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