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Google lance Poly, une plate-forme de partage de fichiers 3D

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Vidéo Google cherche de plus en plus clairement à se positionner comme un acteur majeur de la conception 3D. Pour capitaliser sur ses applications de création en réalité virtuelle Tilt Brush et Blocks, l'entreprise lance Poly, une plate-forme d'hébergement et de partage de fichiers 3D.

Google lance Poly, une plate-forme de partage de fichiers 3D
Google lance Poly, une plate-forme de partage de fichiers 3D © Google

Google a levé le voile le 1er novembre 2017 sur Poly, une plate-forme d'hébergement et de partage d'objets et de scènes en 3D. Ce nouveau service est intégré nativement dans Tilt Brush et Blocks, les deux applications de création en réalité virtuelle de l'entreprise. Il remplace leurs galeries précédentes, jusque-là distinctes, et intègre les milliers d'objets qui y étaient déjà disponibles. Les utilisateurs pourront aussi y envoyer n'importe quel fichier 3D, au format OBJ ou MTL.

 

Les objets peuvent être visualisés facilement depuis un navigateur web, mais aussi avec un casque de réalité virtuelle. Ils peuvent aussi être téléchargés gratuitement sous une licence Creative Commons et même être remixés et automatiquement re-partagés avec les crédits qui vont bien. A cela s'ajoutent des fonctionnalités classiques de réseau social : un bouton "like", la possibilité d'envoyer des liens, d'intégrer dans une page web ou de créer un fichier GIF animé.
 

Présentation de Poly en vidéo
 

 

la plate-forme de partage 3D de référence, un rôle convoité

L'ambition de Google est ostensiblement de créer la plate-forme de référence pour les objets 3D, comme YouTube l'est pour la vidéo ou Flickr a pu l'être pour la photo. Il suit ce faisant les traces de Microsoft, qui a lancé une plate-forme similaire, Remix 3D, l'année dernière. Il prend aussi de l'avance face à Facebook, qui dispose de ses propres outils de création 3D en réalité virtuelle (Oculus Medium et Quill), mais qui n'a pas encore créé de plate-forme centrale cohérente pour le partage des œuvres.

 

Surtout, il se place en concurrence directe avec Sketchfab, une start-up franco-américaine fondée en 2012 et qui est aujourd'hui la plate-forme de partage 3D de référence. Sketchfab se targue d'avoir plus d'un million d'utilisateurs et 1,5 million de modèles 3D, mais lutter contre l'assaut de géants comme Google risque de lui être difficile. A plus long terme, si Google met en place un système de monétisation, Poly pourrait même empiéter sur les plates-bandes de l'entreprise Unity et de son Asset Store.

 

Car la finalité de Poly n'est pas juste de partager des éléments 3D, mais aussi de permettre aux développeurs de s'en servir dans leurs applications de réalité virtuelle ou augmentée. Une potentielle boutique qui pourrait s'avérer très lucrative à long terme, et qui dans l'immédiat ne pourra que renforcer l'attractivité de Daydream et ARCore auprès des développeurs.

 

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