Google s'intéresse de très près au Solar Impulse, et voilà pourquoi...

Le géant du net se serait-il entiché de l’avion solaire expérimental ?

Un scénario crédible alors que Google vient d’acquérir Titan Aerospace, spécialisé dans les drones solaires.

Explications et réponse de l’un des principaux intéressés, André Borschberg, cofondateur et copilote du Solar Impulse.

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Google s'intéresse de très près au Solar Impulse, et voilà pourquoi...

Google est déjà un "bon partenaire de l’avion solaire", confie André Borschberg, cofondateur et copilote du Solar Impulse. En effet, l’entreprise américaine est partenaire du Solar Impulse depuis septembre 2013. Un accord pour le moment limité au sponsoring, mais qui pourrait devenir industriel dans les mois à venir...

La deuxième version de l’avion solaire Solar Impulse, qui s’apprête à faire le tour du monde, et le projet de drone solaire de Titan Aerospace, start-up créée en 2012 que le géant Google vient d’acquérir affichent de nombreuses similitudes : de longues ailes recouvertes de cellules photovoltaïques, une silhouette effilée semblant transpercer le ciel, une masse minimaliste...

Une concomitance qui interroge. Les technologies développées par les industriels pour faire voler le Solar Impulse pourraient être transférées et permettre à Google de mener à bien l’un de ses projets les plus spectaculaires : développer l’accès à l’Internet dans les zones les plus reculées du monde et cartographier finement la planète. "Nous sommes en discussion avec les équipes de Google, reconnaît André Borschberg. Et il est vrai que nous pourrions collaborer avec eux. Nous ne développerons pas leur drone mais nos savoir-faire sont à la disposition de tous les partenaires".

Pour Google, le Solar Impulse offre une palette de solutions

Alors que Google s’était d’abord penché sur l’utilisation de ballons pour étendre la couverture d’internet, d’où la dénomination de projet "Loon", la firme semble de plus en plus s’intéresser à la technologie des drones, plus fiable. L’achat de Titan Aerospace le prouve. Auparavant convoitée par Facebook, la petite entreprise basée au Nouveau Mexique n’emploie qu’une vingtaine de salariés. Elle développe un concept de drone solaire capable de voler plusieurs années durant, alimenté par la seule énergie solaire. Avec un bataillon de ces engins volants, Google pourrait connecter à internet les populations vivant dans les moindres recoins de la planète.

Ce projet n'est pas prêt de voir le jour tant sont nombreux les défis technologiques à relever. Et c’est là que le Solar Impulse, véritable laboratoire volant des industriels qui y participent, a pris de l'avance. Pour faire voler l’avion solaire, il a fallu développer des matériaux ultra légers pour limiter la consommation d’énergie de l’appareil, mettre au point les batteries les plus performantes afin d’alimenter l’aéronef en électricité lorsqu’il fait nuit, fabriquer des cellules photovoltaïques souples et solides qui épousent les déformations des ailes ou bien encore produire des matériaux isolants capables en haute altitude de protéger du froid l’électronique embarquée. De projet fou, qui a laissé sceptique plus d’un acteur industriel, le Solar Impulse prend avec ce partenariat potentiel une portée industrielle insoupçonnée...

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