Google va devoir faire encore quelques concessions pour satisfaire Bruxelles

Le commissaire à la Concurrence a confié le 28 mai que de nouvelles concessions seraient demandées par la Commission européenne à Google pour régulariser sa situation d'abus de position dominante.

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Google va devoir faire encore quelques concessions pour satisfaire Bruxelles

Malgré les propositions du géant américain de l'internet Google pour régler à l'amiable une série de contentieux, Bruxelles va exiger de lui des efforts suppléentaires.

Joaquin Almunia, commissaire à la Concurrence, a précisé que la Commission européenne prendrait sa décision après avoir examiné les réactions de la dizaine d'entreprises, parmi lesquelles Microsoft, qui accusent Google d'abuser de sa position dominante, notamment à travers son moteur de recherche.

Les plaignants, qui comprennent également le comparateur britannique de prix Foundem, affirme que la mise en oeuvre des propositions avancées par Google aurait pour effet de les obliger à se concurrencer mutuellement, d'augmenter les prix et d'accroître la dépendance des commerçants en ligne vis-à-vis du géant américain.

L'enquête de l'UE prolongée jusqu'au 27 juin

Dans sa dernière série de concessions en date, le mois dernier, Google a proposé, entre autres, que son moteur de recherche signale aux internautes quels sont les produits liés à Google parmi les résultats affichés.

"La série (de concessions) actuellement proposée est franchement insuffisante", a réagi David Wood, avocat du groupe de pression ICOMP, qui rassemble cinq plaignants, dont Microsoft.

La Commission européenne, qui a ouvert une enquête en 2010, avait donné jusqu'au 26 mai aux plaignants pour réagir aux nouvelles propositions de Google, mais a prolongé ce délai jusqu'au 27 juin à la suite de pressions des groupes concernés.

"Après cela, nous analyserons les réponses reçues et nous demanderons probablement à Google d'améliorer ses propositions, c'est sûr à presque 100%", a dit Joaquin Almunia lors d'une audition par le Parlement européen.

Google, de son côté, a réaffirmé sa volonté de collaborer avec la Commission européenne pour régler les contentieux à l'amiable et mettre fin à l'enquête, ce qui éviterait au groupe américain de risquer une amende pouvant, en théorie, aller jusqu'à quatre milliards d'euros.

Joaquin Almunia a en outre déclaré qu'il n'avait pas encore décidé d'ouvrir ou non une enquête sur Android, le système d'exploitation de Google, le plus utilisé au monde par les "smartphones" et les tablettes.

Plusieurs groupes, dont Microsoft et Nokia ont porté plainte en avril auprès de la Commission européenne en accusant Google de profiter de la domination d'Android pour entraver la concurrence dans la téléphonie mobile.

(avec Reuters)

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