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Grâce à l'IA, la start-up bretonne Oso-AI facilite le travail des soignants pendant la nuit

La start-up brestoise a développé une solution d’intelligence artificielle capable de comprendre les sons et les bruits. Oso-AI la déploie aujourd’hui dans les établissements médico-sociaux.
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Grâce à l'IA, la start-up bretonne Oso-AI facilite le travail des soignants pendant la nuit
Ari permet de déclencher des alertes actives pour informer les soignants. © Oso-AI

En septembre 2020, 18 mois seulement après sa création, Oso-AI avait réuni un financement de 4 millions d'euros. Sa technologie avait séduit plusieurs investisseurs, dont les fonds Innovacom, Novinvest Partners et Breizh Up de la région Bretagne. Présentée comme pionnière sur son marché, Oso-AI a développé une brique technologie permettant, grâce à l’intelligence artificielle, de comprendre et d’analyser de manière très fine les sons et les bruits.

La start-up valorise les travaux de recherche autour de la reconnaissance des sons par l’intelligence artificielle menés depuis plusieurs années par l’un de ses quatre cofondateurs, Claude Berrou, professeur à l’IMT Atlantique et membre de l'académie des sciences. "L’intelligence artificielle permet de mieux comprendre, appréhender et identifier des sons, et donc d’apporter de nouvelles sources d’informations. Notre solution Ari, c’est l’oreille augmentée des soignants", résume Philippe Roguedas, directeur des opérations et co-fondateur d’Oso-AI en novembre 2018.

Des alertes actives et ciblées
Car ce potentiel, la start-up brestoise a fait le choix de la déployer dans les Ehpads et établissements médico-sociaux. "La nuit, la surveillance des résidents se fait par des rondes d’écoute permettant au soignant de détecter un éventuel problème. Notre dispositif permet de l’aider dans cette tâche, en déclenchant au besoin des alertes actives." Concrètement, la solution se matérialise sous la forme d’un petit boitier posé dans la chambre d’un résident.

Les sons qu’il capte sont analysés afin d’identifier un évènement comme une chute, un appel ou un autre évènement. Alerté sur un smartphone dédié, le soignant peut intervenir plus rapidement et de manière plus ciblée. "C’est sécurisant pour le résident et cela améliore les conditions de travail des soignants. Ari est capable de détecter le sommeil des résidents. Les soignants peuvent ainsi choisir à quel moment intervenir quand il n’y a pas d’urgence."

D’autres briques technologiques
Le service Ari est aujourd’hui déployé dans 400 chambres au sein d’une dizaine d’établissements, dont certains dépendant du CHRU de Brest avec qui un partenariat a été noué. La start-up veut maintenant en accélérer sa commercialisation, d’abord en France puis à l’export en 2022. En interne mais aussi avec le CHRU de Brest, Oso-AI va également poursuivre ses démarches de R&D. Elle entend développer, toujours autour de la reconnaissance des sons par l’intelligence artificielle, d’autres briques axées "santé".

Selon Philippe Roguedas, "l'analyse des sons peut être une aide au diagnostic et au suivi de certaines pathologies pneumologiques et troubles comme l’apnée du sommeil." Dans son équipe, la start-up (20 salariés) compte des ingénieurs, des commerciaux mais aussi des soignants afin de mieux appréhender les réalités et problématiques du terrain.

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