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L'intelligence artificielle d'Avostart veut aider les particuliers à trouver le bon avocat

Avostart développe depuis octobre 2018 une intelligence artificielle qui reconnaît les situations juridiques correspondant à un problème exprimé en langage courant. Cette solution peut aider les personnes à trouver un avocat et aide aussi les professionnels à recevoir des demandes adaptées à leur domaine de compétences. 
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L'intelligence artificielle d'Avostart veut aider les particuliers à trouver le bon avocat
L'intelligence artificielle d'Avostart veut aider les particuliers à trouver le bon avocat © avostart

La recherche d'un avocat peut être un facteur de stress venant s'ajouter à une situation délicate. Il existe de nombreuses subtilités dans le droit que seules les personnes les plus éclairées dans le domaine sont en mesure d'identifier. Par exemple, un problème de licenciement concernant un fonctionnaire ne relève pas forcément du droit du travail, mais du droit public.


"Le droit en France est difficilement accessible. 8 Français sur 10 ne trouvent pas le bon interlocuteur, ni la bonne solution juridique à leur problème", explique Raphaël Jabol, CEO et co-fondateur d'Avostart. D'où la création de cette start-up, qui propose depuis octobre 2018 une solution permettant aux utilisateurs d'exprimer leur problème juridique plus simplement, grâce au langage naturel.

 

Traduire un problème en besoin juridique

Avostart se présente sous la forme d'une plateforme en ligne, sur laquelle il est possible d'écrire une description du problème rencontré, sans forcement utiliser les termes juridiquement corrects, sans dépasser 400 caractères.

 

Une intelligence artificielle lit la description et l'analyse, et soumet en moins de 24 heures des suggestions d'avocats adaptés à la situation. La technologie, côté client, fonctionne grâce aux mots clés contenus dans le texte et relatifs à des situations telles que les divorces, les familles, les dettes... Afin d'affiner les réponses, des profils anonymes sont créés en fonction d'un budget estimé et de la localisation. "Certaines plateformes peuvent demander à l'utilisateur d'estimer son budget lui-même, mais les personnes ne sont pas familières avec le droit, on ne fait pas appel à un avocat tous les jours et beaucoup n'ont aucune idée du montant de la procédure", précise Raphaël Jabol.

 

De son côté, l'avocat reçoit des demandes plus adaptées à ses compétences. "Cela lui évite d'être sollicité inutilement pour des conseils gratuits ou des demandes qui ne lui correspondent pas ", explique le co-fondateur. Une fois les deux profils mis en relation autour d'un besoin juridique, il est possible d'approfondir la situation avec un appel de 20 minutes pour 39 euros et de poursuivre ou non les démarches.

 

Le droit de plus en plus accessible

Alors que France Digitale a annoncé mardi 16 juillet 2019 la création d'un groupe dédié pour encadrer les LegalTech, le développement du digital dans ce milieu offre de nombreuses opportunités qu'Avostart compte bien saisir. La start-up, qui référence ainsi 55 000 avocats dans sa base de données et traite en moyenne 250 requêtes par jour, prévoit d'étoffer son équipe actuellement composée de 10 personnes.

 

L'objectif est de perfectionner sa technologie pour traduire en besoin juridique des demandes toujours plus complexes. C'est aussi une porte ouverte sur de nouvelles solutions avec le développement des systèmes de reconnaissance vocale qui font d'énormes progrès ces dernières années. "De nouveaux projets sont en réflexion pour aller plus loin dans notre modèle. Pourquoi pas développer un système fonctionnant avec la parole directement ?", s'interroge Raphaël Jabol. Les équipes de R&D d’Avostart, logées au sein du programme Facebook de Station F, sont actuellement mobilisées pour faire évoluer cette technologie afin de proposer le même service pour des requêtes complexes ou des requêtes exprimées à l’oral.

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