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Après Paris, Prophesee ouvre un deuxième bureau à Grenoble

"A nous deux Grenoble", pourrait s'exclamer Luca Verre, le dirigeant fondateur de Prophesee. Après Paris, la start-up ouvre des bureaux dans l'Isère. Un choix qui s'explique par la qualité de l'écosystème local. 
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Après Paris, Prophesee ouvre un deuxième bureau à Grenoble
Luca Verre, le dirigeant de Prophesee, ici dans les bureaux parisiens de l'entreprise © Prophesee

"La technologie est comme une partition. Sans bon interprète, il est difficile de connaître la qualité d’un morceau", explique de façon très imagée Luca Verre, le dirigeant et fondateur de Prophesee. Appliqué à son business, cela signifie qu’il ne suffit pas d’avoir développé une technologie originale pour tirer son épingle du jeu. Il faut trouver des chercheurs et des ingénieurs pour la faire vivre et la déployer sur le marché. Côté technologie, Prophesee revendique d’avoir mis au point le premier capteur fonctionnant comme l’œil humain : "chaque pixel du capteur est indépendant et asynchrone" précise le fondateur qui voit des applications industrielles pour les objets connectés et les véhicules autonomes…

 

25 nationalités et des PHD

Reste à trouver les compétences pour développer ces technologies propriétaires. L’entreprise, qui possède un siège social à Paris employant 80 personnes de 25 nationalités différentes et qui compte 25 PHD, a décidé pour sa croissance de s’installer à Grenoble. Là elle a ouvert un centre de R&D spécialisé dans les applications destinées aux véhicules autonomes. Ce nouveau bureau emploiera à plein régime quinze ingénieurs environ : des experts de la conception de capteurs, des logiciels intégrés ou encore de la technologie Adas (les systèmes d’aide à la conduite automatique). Le département de recherche-développement plus fondamentale reste quant à lui à Paris.

 

Le choix de Grenoble ne doit évidemment rien au hasard : la ville est un haut lieu de recherche sur l’imagerie, notamment autour du pôle de compétitivité Minalogic. "Au sein du pôle, on trouve des entreprises qui sont proches de nos préoccupations, en particulier sur les semi-conducteurs" explique Luca Verre. Ce dernier est fier d’avoir choisi de délocaliser au sein d’une grande région, plutôt que de faire comme certaines start-up qui partent en Europe de l’Est ou en Inde. "La proximité culturelle étant très importante pour nous, nous voulions rester en France" indique-t-il.

 

Une ville idéale pour les cadres expérimentés ?

Il ne nie pourtant pas que la décision de se développer a été prise en fonctions de considérations économiques pour assurer le développement de l’entreprise. A Grenoble la vie est moins chère et les salaires aussi, tout en trouvant des compétences de qualité. Et la localisation n’est pas vraiment un frein : "en France, les gens expérimentés ne veulent pas revenir travailler à Paris. Quand on a pris l’habitude d’emmener ses enfants à l’école à pied ou d’éviter les bouchons matin et soir, on n’a pas envie de le revivre quotidiennement"  explique le dirigeant. 

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