Healshape lève 6 millions d'euros pour développer sa prothèse mammaire bioimprimée en 3D

Healshape a développé une technique pour imprimer en 3D des prothèses mammaires grâce à de l'encre biocompatible. Pour financer ses essais cliniques, elle a levé 6 millions d'euros.

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Healshape lève 6 millions d'euros pour développer sa prothèse mammaire bioimprimée en 3D

La medtech Healshape annonce ce 29 juin avoir bouclé sa première levée de fonds pour un montant de 6 millions d'euros. Le tour de table a été mené par Go Capital (via le fonds GO Capital Amorçage II) et Demeter (via le fonds FAIM), avec la participation de Bpifrance, via le fonds French Tech Seed, de Crédit Agricole Création, de Win Equity, d’Angels Santé, d’un family office, de l’Institut de Cancérologie de l’Ouest (ICO) ainsi que d’investisseurs privés.

L'entreprise, fondée en 2020 et située à Villeurbanne, a développé une prothèse mammaire imprimée en 3D grâce à de la bio encore pour les femmes ayant subi une mastectomie totale ou partielle. Une situation qui concerne près de 40% des deux millions de femmes chaque année dans le monde qui sont touchées par le cancer du sein. Or, seuls 14% de ces personnes – et 20% en France – choisissent une reconstruction mammaire via des implants de peur des complications médicales, de la douleur ou encore des résultats esthétiques insatisfaisants.

Une prothèse qui se résorbe

C'est sur ce constat que Sophie Brac de la Perrière, qui a fait une partie de sa carrière au sein de Sanofi, a décidé de fonder Healshape avec cinq associés. La prothèse développée est transitoire car elle se résorbe en quelques mois pour ne laisser place qu'aux tissus d'origine. D'où la nécessité d'utiliser de l'encre bio compatible.

Celle-ci a la capacité de se résorber tout en favorisant au contact des cellules la régénérations des tissus, ce qui permet à la patiente de retrouver la volume et la forme du sein tel qu'il était avant. En effet, en même temps que l’implantation de la prothèse, le chirurgien réalise un transfert de la propre graisse de la patiente.


Autre avantage considérable de la fabrication additive : la personnalisation de la prothèse en fonction des caractéristiques biologiques de la patiente.

Healshape s'appuie sur un savoir-faire et un brevet protégeant l'encre biologique, détenus conjointement et transférés à la start-up par l'entreprise LabSkin Création qui fabrique actuellement des modèles de peau pour l'industrie cosmétique et la plateforme 3d.Fab qui possède une expertise dans le domaine de l'impression 3D appliquée à la médecine régénérative.

Des premiers essais précliniques prometteurs

La société a bénéficié d'un accompagnement et du financement d'un programme de maturation de la société d'accélération du transfert de technologies (SATT) Pulsalys et a été lauréate du prix I-Lab 2020, un concours financé par le Programme d'investissement d'avenir (PAI).

Ce premier financement, associé à la mise en place d'un partenariat avec le Centre Léon Bérard de lutte contre le cancer à Lyon, au soutien d’un business angel, de Bpifrance et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes lui a permis de développer une version de son prototype de bioprothèse et d’obtenir "des premiers résultats précliniques prometteurs".

Grâce à cette levée de fonds, Healshape souhaite renforcer son équipe et poursuivre ses développements précliniques et cliniques. Aprè Villeurbanne, elle va également s'installer à Nantes en Loire-Atlantique.

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