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Hewlett Packard Entreprise motivé par son rôle de challenger face à IBM et Dell

La société, née de la scission de HP pour servir le marché d’infrastructure informatique, va se confronter à des acteurs plus gros comme IBM ou le futur Dell-EMC. Mais elle se plait à jouer ce rôle de challenger.
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Hewlett Packard Entreprise motivé par son rôle de challenger face à IBM et Dell
Gérald Karsenti, PDG de Hewlett Packard Entreprise France © Jim Wallace

"C’est un moment historique", lance avec émotion Gérarld Karsenti, l’ancien patron de HP France, devenu le 2 novembre le PDG de Hewlett Packard Entreprise en France, à l’instar de Meg Whitman au niveau mondial. Cette société, née de la scission du groupe informatique américain, devra tenir la course avec deux acteurs plus gros : IBM et le futur Dell-EMC.

 

Small is beautiful

Avec environ 225 000 personnes dans le monde et un chiffre d’affaires de 52,7 milliards de dollars en 2014, elle est presque deux fois plus petite que Big Blue, alors qu’elle sert le même marché : les solutions d’infrastructure (serveurs, stockage et réseaux), les logiciels et les services pour entreprises.

 

Avant la scission, HP était le numéro un mondial de l’informatique. Mais pour Gérald Karsenti, ce rapetissement, loin de constituer un handicap, est plutôt un atout. "Nous sommes à un tournant magique en informatique, avec une révolution à la puissance 100 ou 1000, affirme-t-il. Le numérique s’impose comme le pilier de la transformation des entreprises. Être le numéro un en taille ne signifie plus rien. Le fait d’être plus petit et plus concentré nous donne la capacité d’être plus agile et plus véloce pour influencer ce mouvement et capter les opportunités marché."

 

l'agilité : un marché de 1000 milliard

Oubliée la stratégie "New Style of IT" qui guidait l’activité de HP dans les cinq leviers de la transformation digitale : réseaux sociaux, mobilité, big data, cloud computing et cybersécurité. L’heure est désormais au concept "New style of business" articulé autour de quatre priorités : l’hybridation de l’infrastructure par combinaison de cloud privé, public et managé, l’exploitation du gisement de données à des fins business, la protection numérique dans son ensemble et l’amélioration de la productivité via les mobiles, les réseaux sociaux ou encore l’Internet des objets.

 

"Nous passons d’une démarche visant à aider les entreprises à réduire les coûts à une approche dont l’objectif est de les aider à créer de la valeur business", commente Gérald Karsenti. Sur ces quatre axes, l’opportunité de marché est estimée à quelque 1000 milliards de dollars dans le monde.

 

IBM, peut-être un futur partenaire

Gérald Karsenti semble se plaire dans le rôle de challenger. "Il faut être challengé tout le temps, explique-t-il. Même auparavant, on se positionnait comme si on avait le monde à conquérir. Cela va nous obliger à être plus inventif et plus véloce, en proposant des innovations plus pertinentes et en captant à temps les signaux du marché."

 

La patron de Hewlett Packard Entreprise France ne craint pas la domination de Big Blue. "IBM reste un acteur important sur le marché mais on le voit de moins en moins dans le segment de l’infrastructure, estime-t-il. Il est possible qu’il devienne demain un de nos partenaires clés dans ce domaine."

 

Futur Dell-EMC, un concurrent sérieux

Et la menace de la fusion entre Dell et EMC ? "Cette transaction va créer un concurrent important, concède-t-il. Mais cela ne va pas changer la donne, car nous les avons tous les deux déjà comme concurrents. Il reste moins important que nous dans les réseaux. Et pour prouver l’efficacité de leur opération, ils devront d’abord réussir leur intégration."

 

Appâté par le marché des grandes entreprises, dominé aujourd’hui par IBM, Hewlett Packard Entreprise ne veut pas négliger pour autant les PME-PMI. Un marché potentiel important qu’elle veut capter via des partenaires locaux (6500 en France). La société s’intéresse aussi de près aux start-up, avec un programme d’accompagnement mettant à leur disposition des moyens de R&D, test, formation ou conseil. Ce programme compte aujourd’hui 22 start-up en France et affiche l’objectif d’atteindre 100 dans 3 ans.

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