Hollande va fixer "un cahier des charges clair et précis avec les géants d'Internet" pour réguler le web

Au cours du 30e dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France, le chef de l'Etat François Hollande a annoncé que des mesures seraient prises dans les prochains mois pour lutter plus efficacement contre la diffusion de propos racistes et antisémites, notamment sur Internet. En renforçant l'arsenal juridique, il veut pousser les géants du net, comme Google, Facebook et Twitter, à collaborer plus étroitement avec la justice française. Pour le président, ces groupes "doivent participer à la régulation".

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Hollande va fixer

Le président François Hollande appelle Google, Facebook, Twitter et consorts à lutter contre la publication de propos racistes et antisémites sur le web : "Si vraiment les grands groupes d'Internet ne veulent pas être complices du mal, ils doivent participer à la régulation. Nous fixerons un cahier des charges clair et précis avec ces géants d'Internet et je vous assure que nous contrôlerons son application", a-t-il indiqué le 23 février au cours du 30e dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

La loi qui vise à lutter contre le racisme et les discours de haine sera réexaminée dans les prochains mois, a promis le chef de l'Etat. François Hollande s'était déjà élevé en mars 2013 contre la diffusion de messages à caractère raciste et antisémite sur les réseaux sociaux, affirmant que leurs auteurs auraient des comptes à rendre la justice.

Twitter a fini par fournir des données à la justice française

Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, s'est rendu aux Etats-Unis pour assister à un sommet sur l'extrémisme organisé par la Maison Blanche du 17 au 19 février. Il en a profité pour rencontrer le 20 février dans la Silicon Valley le vice-président des technologies d'Apple, ainsi que des dirigeants de Google, Facebook et Twitter, afin de discuter de la régulation d'Internet. Si les groupes ne se sont engagés sur rien de précis, ils assurent retirer systématiquement tout contenu qui soutient ou fait l'apologie du terrorisme et de la violence sur leurs sites.

Mais les géants du net ne collaborent pas toujours avec bonne volonté avec les autorités : en octobre 2012, des tweets reprenant les mots clés #unbonjuif et #unjuifmort avaient été publiés sur Twitter. Le réseau social a rapidement décidé de supprimer ces messages. Mais il n'a accepté de fournir au juge les données susceptibles de permettre l'identification de certains de leurs auteurs qu'en juillet 2013, après avoir été assigné en justice par l'Union des étudiants juifs de France, SOS Racisme et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap).

Lélia de Matharel

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