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Houseparty offre un million de dollars à qui prouvera qu'elle subit une campagne de dénigrement

Très populaire depuis le début du confinement imposé dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, l’application de chat vidéo entre amis Houseparty est accusée par des utilisateurs de collecter les mots de passe qu'ils utilisent sur d’autres plates-formes. La start-up nie catégoriquement et pense faire les frais d’une campagne de diffamation visant à la discréditer. Elle offre un million de dollars à qui parviendra à confirmer ce qu’elle avance.
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Houseparty offre un million de dollars à qui prouvera qu'elle subit une campagne de dénigrement
Houseparty offre un million de dollars à qui prouvera qu'elle subit une campagne de dénigrement © Houseparty

Ils sont des milliers à sonner l’alerte depuis ce week-end. Des utilisateurs de Houseparty, une application de vidéoconférence entre amis dont le trafic a explosé suite au confinement de la population, disent avoir remarqué que leurs comptes personnels sur d’autres plates-formes ont été compromis après qu’ils ont téléchargée cette dernière. Face à ces nombreuses accusations, le service a promis d’offrir un million de dollars à quiconque parviendra à prouver qu'il est victime d'une "campagne de dénigrement" suite à sa popularité soudaine.

PROUVER SA BONNE FOI

"Les comptes créés sur Houseparty sont sûrs. Le service est sécurisé, n’a jamais été compromis et nous ne collectons évidemment pas les mots de passe que nos membres utilisent sur d’autres sites", n'a de cesse de marteler l’application. La société, basée à San Francisco, assure ne pas collecter ce genre de données... et récuse donc la possibilité que des tiers aient pu avoir accès à ses serveurs pour s'emparer de celles-ci.

Netflix, Spotify, Snapchat, Instagram, eBay… De très nombreux utilisateurs du service ont exposé sur Twitter ou dans les tabloïds britanniques avoir été victimes d’une usurpation d’identité sur les réseaux sociaux. Leur point commun : avoir commencer à utiliser Houseparty quelques heures auparavant. Une mauvaise publicité bien embarrassante alors que l’application américaine connaît un record d’affluence historique, après que la moitié des habitants de la planète ont été contraints de se confiner dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19.
 

 

Cette offre de rançon contre témoignage constitue une réponse quelque peu désespérée de la part de l'application. L'enjeu, pour elle, est de ne pas voir sa croissance stoppée net à cause de cette crise de relations publiques. Si sa réputation venait à être durablement entachée, le service pourrait payer le prix fort... alors même que les mesures de confinement devaient lui faire connaître son heure de gloire, quatre ans après son lancement et près d'un an après son rachat par Epic Games. Elle était, jusqu'à ce que ces rumeurs apparaissent, en sixième position du classement des applications les plus téléchargées sur l'App Store aux Etats-Unis.

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