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IA, smart city, cryptographie... 5 technologies de rupture pour 2018

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Vu ailleurs Le prestigieux magazine américain MIT Technology Review a révélé le 21 février sa liste annuelle des dix technologies de rupture pour 2018. Intelligence artificielle, ville intelligente, outil cryptographique... Nous avons sélectionné cinq innovations numériques de cette liste.

IA, smart city, cryptographie... 5 technologies de rupture pour 2018
IA, smart city, cryptographie... 5 technologies de rupture pour 2018 © Milan 2015 - capture vidéo

La prestigieuse MIT Technology Review a publié le 21 février sa liste des dix technologies de rupture pour 2018. Chaque année depuis 2001, le magazine américain compile des innovations qu’il juge décisives dans les années à venir pour les entreprises et nos modes de vie. Industrie, médecine, numérique… Les secteurs sont variés. Nous avons sélectionné cinq technologies numériques figurant dans la liste.

 

1 - La ville intelligente

C’est un choix étonnant tant la smart city couvre des sens différents. La revue prend pour exemple le projet Quayside porté par Sidewalk Labs et Waterfront Toronto. Nous présentions ce chantier en octobre 2017 à son annonce. Quayside s’appuiera sur un réseau étendu de capteurs pour recueillir des données sur la qualité de l’air, les activités des habitants ou encore le niveau du bruit. Bâtiments modulables, véhicules autonomes, robots livrant le courrier… Les promesses sont nombreuses.

 

La partie vraiment intéressante est peut-être ailleurs : Sidewalk Labs devrait laisser ses logiciels en accès libre, permettant à d’autres entreprises de créer des services à partir des infrastructures. “De la même façon qu’on construit des applications pour les téléphones portables”, décrit le MIT Technology Review.

 

2 - L’intelligence artificielle pour tous

La mode autour de l’intelligence artificielle traduit aussi une réalité : sa démocratisation. Les services d'intelligence artificielle s’appuyant sur le cloud rendent l’utilisation de cette technologie moins complexe et moins onéreuse. Cette rupture est déjà en place selon le MIT Technology Review avec des géants technologiques vendant leurs outils à des entreprises plus modestes.

 

En janvier, Google a lancé par exemple Cloud AutoML pour vulgariser le machine learning grâce à des systèmes pré-entraînés. En octobre 2017, Amazon Web Services et Microsoft ont créé une interface en open source, Gluon, pour permettre aux développeurs de bâtir des modèles de machine learning pour le cloud et des applications mobiles.

 

3 - Les réseaux antagonistes génératifs

Si on se veut plus technique en matière d'IA, le MIT Technology Review met en lumière les performances d'une nouvelle méthode d'apprentissage profond : les réseaux antagonistes génératifs (pour “generative adversarial network” ou GaN). Lorsque deux intelligences artificielles s’affrontent, elles arrivent à un meilleur résultat, et le font plus vite et plus efficacement.

 

En octobre 2017, Nvidia a par exemple entraîné une IA à créer des visages humains fictifs en la nourrissant de photographies de célébrités (voir la vidéo ci-dessous). Avec ce type de procédé, les IA des véhicules autonomes pourraient créer elles-mêmes des images de piétons pour s’entraîner à les reconnaître sans avoir besoin d’aller sur la route.

 

 

4 - La traduction en temps réel

Comprendre n’importe quelle langue étrangère en temps réel à la faveur d’écouteurs. C’est un fantasme récurrent de la science-fiction qui serait déjà à la portée du grand public. En octobre 2017, Google a annoncé la commercialisation de ses Pixel Buds : des écouteurs à 159 dollars capables de traduire en temps réel plus de 40 langues étrangères grâce à Google Translate. Toutefois, ils doivent encore fonctionner avec un smartphone. Équipés d’un microphone, les écouteurs captent la voix du premier utilisateur tandis que l’interlocuteur, avec un smartphone, écoute la traduction en temps réel. Celle-ci est également jouée dans les écouteurs connectés.

 

5 - Un outil cryptographique pour une confidentialité parfaite

Dans une majorité de blockchains, dont le Bitcoin, les transactions sont anonymes mais publiques. Un utilisateur peut donc être “traqué” en recoupant les informations sur ses paiements. Fin 2016, les développeurs de la monnaie virtuelle Zcash ont mis au point un nouvel outil cryptographique pour contourner cette faille. La méthode est baptisée zk-SNARK pour “zero-knowledge succinct non-interactive argument of knowledge”... Plus vulgairement, elle permet à un utilisateur de prouver qu’il détient une information sans pour autant la divulguer, de façon à limiter le vol d’identité ou les failles de sécurité. Elle a été adoptée en 2017 par les blockchains d’Ethereum et de JPMorgan Chase.

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