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IBM annonce la première puce gravée en 2 nanomètres au monde

IBM dévoile la première puce gravée en 2 nm au monde. Avec plus de 50 milliards de transistors, elle pourrait selon l'entreprise représenter une avancée technique considérable pour l'exploration spatiale, l'intelligence artificielle, la 5G et même la 6G.
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IBM annonce la première puce gravée en 2 nanomètres au monde
IBM annonce la première puce gravée en 2 nanomètres au monde © IBM

C'est un pas en avant pour la fabrication de composants électroniques. IBM annonce avoir fondu la première puce gravée avec une finesse de 2 nm. La société indique avoir concentré 50 milliards de transistors sur une puce de la taille d'un ongle.

C'est une première dans le monde des semi-conducteurs. Alors qu'Apple et Huawei ont lancé des SoC maison basés sur la technologie 5 nm de TSMC, d'autres fabricants comme AMD utilisent encore généralement des puces 7 nm.

De son côté, Intel, dispose actuellement de procédés en 10 nm et 14 nm. Il est peu probable qu'il sorte des processeurs en 7 nm avant 2023. Cependant, les puces d'Intel ont tendance à avoir une plus grande densité de transistors au même niveau de nanomètres, cette unité de mesure n'étant pas standardisée.

Plus de performance pour moins d'énergie
Selon IBM, cette nouvelle architecture va permettre aux fabricants de processeurs d'augmenter les performances de 45 % avec la même quantité d'énergie que des puces actuelles gravées en 7 nm, ou d'atteindre le même niveau de performance en utilisant 75 % d'énergie en moins.

Les appareils mobiles équipés de processeurs en 2 nm pourraient donc avoir une autonomie jusqu'à quatre fois supérieure à celle des appareils équipés de puces en 7 nm. Les ordinateurs portables gagneraient en vitesse, tandis que les véhicules autonomes détecteraient et réagiraient plus rapidement aux objets, indique IBM.

Pas de production de masse avant des années
La société affirme que cette technologie profitera à des domaines tels que l'exploration spatiale, l'intelligence artificielle, la 5G et la 6G et l'informatique quantique. La technologie promet également de réduire l'empreinte carbone des centres de données, qui représentent 1 % de la consommation mondiale d'énergie.

Evidemment, la fabrication à grande échelle de ces puces n'est pas pour tout de suite. Pour l'heure IBM ne donne pas de date quant à son déploiement. Il prévoit de commercialiser ses premiers processeurs en 7 nm cette année dans ses serveurs Power Systems. De son côté TSMC planche également sur les prochaines finesses de gravure et prévoit de lancer la production de ses nœuds en 4 nm et 3 nm l'année prochaine.

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