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IBM étend son cloud européen en ouvrant un datacenter à Milan

Le géant américain de l’informatique IBM conforte son cloud européen en ouvrant son sixième datacenter en Europe, à Milan. Objectif ? Se distinguer des concurrents comme Amazon Web Services, Microsoft ou Google par la capillarité de son réseau et sa proximité avec les clients.
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IBM étend son cloud européen en ouvrant un datacenter à Milan
IBM étend son cloud européen en ouvrant un datacenter à Milan © IBM

IBM enchaine les ouvertures de datacenters. Le géant américain de l’informatique vient d’en inaugurer un à Milan, en Italie. C’est son quatrième nouveau centre de données en Europe, après ceux de Londres, Paris et Frankfurt, et son sixième en Europe si on tient compte de ses deux datacenters historiques à Amsterdam.

 

Cette extension s’inscrit dans un investissement global de 1,2 milliard de dollars visant à doubler la capacité de SoftLayer, la filiale de cloud d’infrastructure (IaaS pour Infrastructure as a service) de Big Blue, par 15 nouveaux datacenters dans le monde. SoftLayer dispose aujourd’hui de 24 datacenters répartis sur 18 sites, et d’autres vont ouvrir avant la fin de 2015 à Sao Paulo (Brésil), Shanghai (Chine), Dubai (Emirats Arabes Unis) et Chennai (Inde).

 

Des datacenters plus petits mais plus nombreux

 

Depuis décembre 2014, IBM fait de SoftLayer, une société rachetée en juin 2013 pour 2 milliards de dollars, le seul étendard de son expansion dans le cloud d’infrastructure, abandonnant son ancienne marque dans le cloud public, IBM SmartCloud. Pour rattraper son retard sur Amazon Web Services et Microsoft, il essaie de se distinguer par des services à valeur ajoutée qui le met à l’abri de la guerre des prix. Et il mise sur la capillarité de son réseau pour être plus proches des clients. Un gage de confiance important alors que les entreprises en dehors des Etats-Unis s’interrogent sur les risques liés au cloud en matière de sécurité des données.

 

Contrairement à Amazon Web Services, Microsoft ou Google, qui ont choisi, eux, de concentrer leur infrastructure cloud sur un nombre réduit de gros datacenters, IBM privilégie la densité du réseau avec des centres de données plus petits mais plus nombreux. En Europe, il dispose aujourd’hui de 4 sites, contre deux pour Amazon Web Services (Dublin et Frankfurt), Microsoft (Dublin et Amsterdam) et Google (Dublin et Amsterdam).

 

Retard en capacité sur Amazon, Microsoft et Google

 

Mais densité n’est pas synonyme de capacité. IBM affiche aujourd’hui un total de 436 000 serveurs, contre 800 000 pour Microsoft, 1 million pour Google et autant pour Amazon. Cette infériorité explique son retard sur le marché puisque, selon le cabinet Synergy Research, il détient 7% du marché du cloud d’infrastructure et de plateforme, derrière Amazon Web Services (29%) et Microsoft (11%).

Pour 2014, IBM déclare avoir atteint un chiffre d’affaires de 7 milliards de dollars dans le cloud computing, un an en avance sur son objectif. Mais Big Blue inclut dans ce chiffre les ventes de matériels, logiciels et services associés. Son vrai chiffre d’affaires dans l’informatique à la demande – tous segments confondus  –  s’élève à 3 milliards de dollars, ce qui le place derrière Microsoft (6,3 milliards de dollars sur une base annuelle) mais devant Google (1,7 milliard de dollars selon le cabinet TBR), deux concurrents présents comme lui sur les trois étages du cloud computing (IaaS, PaaS et SaaS).

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