Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

IBM met le paquet pour valoriser sa marque employeur

IBM France, qui recrute 500 personnes cette année, veut s'installer parmi les employeurs préférés du monde de la tech afin d'attirer et de fidéliser des professionnels de plus en plus convoités.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

IBM met le paquet pour valoriser sa marque employeur
Béatrice Kosowski, présidente d'IBM France. © IBM

En période de forte tension sur le marché de l'emploi dans les métiers du numérique, la marque employeur devient un levier d'attractivité fondamental. C'est le moment qu'a choisi IBM France pour communiquer sur son "programme d'attractivité" lancé en 2021, au moment de la scission qui a donné naissance à Kyndril. L'entreprise, qui s'est fixé l'objectif de recruter 500 personnes cette année, comme en 2021, est de plus en plus active sur les réseaux sociaux pour partager des expériences collaborateurs et mettre en avant ses spécificités.
 

valoriser l'innovation sous toutes ses formes

IBM France en est aujourd'hui à 61% de ses objectifs de recrutement annuel. Mais comme toutes les sociétés de la tech, elle se heurte au grand embouteillage du marché. La société recrute des profils de consultant digital, d'architecte, de customer success manager (responsable de la relation client), et d'experts de la cybersécurité, les plus difficiles à trouver. Le cloud, l'intelligence artificielle, les domaines de l'avant-vente font partie des secteurs qui recrutent dans l'entreprise. Les profils recherchés vont du jeune diplômé au professionnel confirmé.

Pour valoriser sa marque employeur, IBM met ne lésine pas sur les moyens. L'entreprise a d'abord recruté des recruteurs, mais elle met aussi ses collaborateurs à contribution pour vanter les mérites de la société. Notamment les experts techniques et les patrons de business units. Elle communique beaucoup sur ses valeurs, autour de l'innovation, de l'inclusion, de la diversité et de la transmission.

"L'innovation est notre moteur. En France, plus de 400 personnes travaillent dans la R&D. Le groupe y investit 6,5 milliards d'euros par an et dépose en moyenne 25 brevets par jour. Des projets collaboratifs comme AIDA (un projet public-privé de R&D dans l'IA) sont fondamentaux pour notre attractivité. Tout le monde, chez IBM, peut accéder à des méthodes d'expérimentation, que ce soit dans le cloud hybride, l'IA, la data, l'automatisation, les objets connectés, la blockchain, la cybersécurité ou encore le quantique et le développement durable", déclare Béatrice Kosowski, la présidente d'IMB France, à L'Usine Digitale. 

parité, diversité, inclusion

Dans l'IA, ses recrutements ont quasiment atteint la parité hommes-femmes. L'entreprise a lancé des programmes spécifiques de coaching pour les femmes dans l'IA, la parité étant un moyen de limiter les biais.

La diversité passe également par la lutte contre les discriminations. Formations, témoignages, conférences… Le réseau LGBT+, créé dans les années 80 à l'initiative de la présidence monde du groupe, est très actif et l'entreprise a monté un programme d'accompagnement à la transition des personnes transgenres. Elle forme ses cadres à la neurodiversité, et compte 7% de ses effectifs en situation de handicap, bien au-dessus de la moyenne du secteur.

Côté fidélisation, IBM a mis en place un programme de mobilité interne qui s'appuie sur sa plateforme d'IA Watson, pour faire des recommandations de parcours professionnels.

un programme décliné dans le monde entier

En matière de télétravail, elle se classe parmi les employeurs les mieux disant. Son accord d'entreprise permet aux salariés de télétravailler jusqu'à trois jours par semaine, voire 10 jours d'affilée par mois.

Le programme d'attractivité est décliné partout dans le monde, mais certaines initiatives sont françaises. C'est le cas des "smart remote centers", dédiés à des salariés très expérimentés et aux profils particulièrement recherchés, à qui l'entreprise laisse la possibilité de télétravailler à temps plein, à condition de passer quatre jours par mois dans les bureaux d'IBM pour coacher des jeunes.

La stratégie fonctionne. Dans certains classements, l'entreprise se classe parmi les entreprises préférées des jeunes, dans le secteur de la tech. Elle permet aussi de se montrer suffisamment attractif pour ne "pas faire la course aux salaires". "Nous sommes très bien positionnés sur le marché à ce niveau-là, mais il ne faut pas faire n'importe quoi", commente Béatrice Kosowski.