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"IBM, Oracle et SAP s’accrochent à de vieilles technologies", critique Marc Benioff

Pour le PDG de Salesforce, les vétérans de l’informatique comme IBM, Oracle ou SAP ont échoué dans le cloud computing car ils privilégient toujours la vente de veilles technologies sur l‘innovation. Microsoft échappe toutefois à ses critiques.
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IBM, Oracle et SAP s’accrochent à de vieilles technologies, critique Marc Benioff
Marc Benioff, PDG-cofondateur de Salesforce
Marc Benioff, PDG-cofondateur de Salesforce, ne manque pas une occasion pour critiquer la stratégie cloud de ses concurrents historiques. Le patron du leader mondial des services de gestion de la relation client a profité ainsi de la présentation des résultats de son deuxième trimestre fiscal, le 20 août 2015, pour railler IBM, Oracle et SAP. Trois vétérans de l’informatique qu’il considère comme accrochés à de veilles technologies, et donc incapables de réussir dans le cloud computing. Ses propos sont transcrits sur le blog de la finance Seeking Alpha.
 
IBM accroché à ses vieux mainframes
 
Le trublion du logiciel à la demande tape d’abord sur IBM. "Je pense que la façon de comprendre l'avenir est de regarder le passé. Regardons ce que fait IBM dans les Mainframes. Nous savons tous qu’IBM vend encore beaucoup de ces gros ordinateurs centraux. Cela ne signifie pas qu’il innove. Cela ne signifie pas non plus qu’il crée de la valeur pour ses clients, qu’il les aide à transformer leur business ou à aligner leur modèle sur les tendances modernes. Cela signifie simplement qu'il leur vend toujours une vieille technologie juste mise à niveau." Et d’ajouter: "Pourquoi IBM s’est débarrassé de ses PC? C’est de peur que cette activité ne pénalise ses mainframes. C‘est la même histoire qui se rejoue aujourd‘hui dans le cloud computing."
 
Oracle et SAP, comme des dinosaures perdus dans le désert
 
Mais c’est sur Oracle et SAP que Marc Benioff concentre le plus de critiques. "Oracle et SAP s’appuient sur des bases technologiques anciennes, sorte de méandres comparables aux mainframes d‘IBM. Et cela se reflète clairement dans la croissance pauvre de leurs ventes de logiciels en licences. Leur mouvement vers le cloud se heurte au fait qu'ils ne veulent pas faire passer leurs clients à de nouveaux modèles." Il est allé jusqu’à les comparer à des dinosaures perdus dans le désert.
 
L'échec d'Oracle dans le cloud: une honte
 
Concernant plus particulièrement Oracle, Marc Bénioff a tourné au ridicule la menace de Larry Ellison, le président et CTO du numéro un mondial des bases de données, de détrôner dès cette année Salesforce en termes de nouvelles ventes de services SaaS (Software as a service) et PaaS (Platform as a service). "Oracle a échoué dans le cloud computing. Pendant très longtemps, Larry Ellison considérait ce nouveau modèle informatique comme ridicule. C’est seulement très récemment qu'il a commencé à le prendre plus au sérieux. Mais je ne voie pas encore de solutions cloud compétitives chez Oracle. C’est la honte."
 
"Je voir toujours Larry Ellison comme l'un des dirigeants les plus compétents de notre industrie. Il est incroyable. Bien sûr, il est l'un de mes mentors. Mais dans le domaine du cloud, Oracle n'a pas percé. Le marché de la gestion de la relation est un exemple qui illustre bien son échec. Ici,  Salesforce vend des milliards de dollars de services cloud cette année. Oracle vend seulement des millions de dollars. Si vous vendez des millions et vous avez un concurrent, relativement nouveau, qui vend des milliards, eh bien, vous êtes obligé d’admettre avoir échoué."
 
Les diatribes de Marc Benioff contre Oracle et SAP n’ont rien de nouveau. Mais qu’il s’attaque en premier à IBM surprend. Big Blue se concentre davantage sur le logiciel d’infrastructure que sur celui des applications de gestion d’entreprise. Il est loin d’être un concurrent important. Selon Gartner, il n’est que cinquième éditeur de logiciels de gestion de la relation client avec seulement 3,8% du marché en 2014, derrière Salesforce (18,4%), SAP (12,1%), Oracle (9,1%) et Microsoft (6,2%). 
 
 
Le partenaire Microsoft epargné des critiques
Autre surprise: pas une seule pique contre Microsoft, dont l’activité cloud a atteint un chiffre d’affaires annuel de 8 milliards de dollars au deuxième trimestre 2015 et qui constitue pourtant un concurrent deux fois plus gros qu’IBM dans la gestion de la relation client. Ceci s’explique par la partenariat stratégique existant entre Salesforce et Microsoft pour l’intégration des services du premiers avec la suite bureautique Office 365 et le cloud Azure du second. D’ailleurs, Satya Nadella, le CEO du géant de Redmond, sera l’invité vedette de la conférence plénière de Dreamforce 2015, le méga évènement de Salesforce qui devrait réunir 150 000 personnes à San Francisco du 15 au 18 septembre 2015.

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