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IBM planche sur les supercalculateurs exaflopiques

Big Blue vient d’un conclure un partenariat de cinq ans avec Astron pour le développement d’un supercalculateur 100 à 1000 fois plus puissant que les machines actuelles. L’occasion d’accélérer l’entrée du calcul intensif dans l’ère des exaflops.
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Dans la course au calcul intensif, IBM vient de marquer un point décisif. Le géant mondial de l’informatique vient de conclure un accord de recherche de 5 ans avec Astron, l’institut hollandais de radio-astronomie. Objectif : développer un supercalculateur exaflopique pour le radio téléscope SKA. A la fin de sa mise en place en 2024, ce radio téléscope, un projet international impliquant 20 pays, sera le plus gros et le plus sensible du genre au monde. Son exploitation nécessitera un système informatique capable de lire, d’analyser, et de stocker un exaoctet de données par jour, soit deux fois le trafic mondial sur le Web. Selon les scientifiques impliqués dans ce projet, la puissance de traitement requise pour le faire fonctionner sera équivalente à celle de plusieurs millions d’ordinateurs actuels les plus puissants au monde.

Aujourd’hui, le supercalculateur le plus puissant au monde est le K Computer installé au Centre d’informatique avancée de l’institut Riken, à Kobé, au Japon. Construit par Fujitsu, il affiche une puissance de traitement de 10,5 petaflops (1 petaflops équivaut à 1015 opérations de calcul en virgule flottante par seconde). Le monde compte aujourd’hui dix supercalculateurs pétaflopiques, dont un seul en France : le Tera-100 signé Bull et équipant le CEA à Saclay pour la simulation nucléaire.

Avec l’entrée dans l’ère des exaflops (1018 opérations par seconde), la puissance de calcul sera multipliée par 100 à 1000. Sur les dix supercalculateurs actuellement les plus puissants au monde, IBM en détient un seul équipant le laboratoire national de Los Alamos, aux Etats-Unis.

Ridha Loukil

 

 

 
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