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IBM prêt à jouer le rôle de pilote de cités intelligentes

Face à l’Eldorado annoncé du marché des smart cities, IBM se positionne comme fournisseur d'une plate-forme numérique globale de gestion des services urbains. Plate-forme dont il se tient prêt à assurer la gouvernance pour le compte des villes.
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IBM prêt à jouer le rôle de pilote de cités intelligentes
IBM prêt à jouer le rôle de pilote de cités intelligentes © Stuck in Customs - Flickr - C.C.

IBM passe à la vitesse supérieure dans les smart cities ou cités intelligentes. Le géant américain de l’informatique lance sa plate-forme numérique de gestion des services urbains, Intelligent Operations Center, et trois modules spécialisés dans la gestion de l’eau, des transports publics et des situations d’urgence. L’offre devrait bientôt être complétée par un module de gestion de l’énergie.

"Ces progiciels sont le résultat à la fois de R&D en interne et des projets pilotes de smart cities menés par le groupe depuis quatre ans dans près de 1200 villes dans le monde, dont Lyon, Montpellier et Toulouse en France", explique Philippe Sajhau, vice-président Smarter cities chez IBM France.

La plate-forme Intelligent Operations Center constitue le socle des applications visant à piloter de façon transverse les différents services urbains, de l’eau à la sécurité, en passant l’énergie, l’environnement ou la mobilité. Disponible en mode cloud, elle consolide jusqu’à 130 types de données, issues des capteurs, des citoyens et des réseaux sociaux, fournissant aux élus un tableau de bord global pour la gestion opérationnelle de la ville. "Elle offre également la possibilité d’analyser les données en temps réel ou en mode prédictif afin d’aider les élus à prendre les bonnes décisions au bon moment", ajoute Philippe Sajhau, qui en estime le coût de fonctionnement à quelques dizaines de millions d’euros sur quatre ans.

1500 milliards de dollars en 2020

Le marché des smart cities est perçu par l’industrie comme un Eldorado. Selon le cabinet Frost & Sullivan, il devrait représenter une manne de 1500 milliards de dollars en 2020 et 3300 milliards de dollars en 2025. Une opportunité qui intéresse un grand éventail d’industriels : fournisseurs de capteurs, équipementiers télécoms, opérateurs de transport, d’eau et d’énergie, éditeurs de logiciels... "Mais un projet de smart city est quelque chose de complexe, car il implique beaucoup d’intervenants et intègre des services métiers (transports, sécurité, énergie, etc.) habitués à travailler jusqu’ici en silos, souligne Philippe Sajhau. Il pose un vrai problème de gouvernance politique et de compétences des élus."

Aussi le développement de smart cities devrait créer un nouveau business : celui de la délégation de gouvernance par les autorités politiques des villes. A Rio de Janeiro, au Brésil, la gouvernance est assurée par une équipe de 450 personnes. La délégation a été confiée à GDF-Suez. IBM se tient prêt à jouer ce rôle. Big Blue fait des smart cities (ou plutôt d'une Smarter Planet) l’un des quatres pilliers stratégiques de son développement aux cotés du cloud coputing, du Big Data et de l’informatique cognitive.

Ridha Loukil

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