IBM tente de rattraper son retard dans le cloud public

Big Blue investit 1,2 milliard de dollars dans la construction de 15 datacenters dans le monde. L’objectif : rattraper son retard sur Amazon Web Services en doublant ses capacités de cloud public d’infrastructure, le point fort de son concurrent.

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IBM tente de rattraper son retard dans le cloud public

IBM est décidé à ne pas se laisser faire dans le cloud public. Traumatisé par la perte en 2013 de l’appel d’offre de la CIA au profit d’Amazon Web Services, il a décidé d’investir 1,2 milliard de dollars dans la construction de 15 nouveaux datacenters dans le monde. Objectif : se renforcer dans le cloud public, le point fort de son concurrent.

Le géant de l’informatique dispose aujourd’hui de 25 datacenters dans le monde, dont trois en Europe : un en Allemagne à Ehingen, un aux Pays-Bas à Amsterdam et un en France à Montpellier. Après avoir privilégié le cloud privé, une activité à fortes marges, qui préserve ses activités traditionnelles, il a été contraint d’entrer, en 2011, dans le cloud public, une activité à fort volume mais à faibles marges, qui constitue aujourd’hui la grande force d’Amazon Web Services. En France, il a ouvert ce service en 2012, à partir de son datacenter de Montpellier, pour faire face à CloudWatt et Numergy, deux sociétés créées avec la participation de l’Etat, la première par Orange et Thales, la seconde par Bull et SFR.

objectif 7 milliards de dollars dans le cloud en 2015

Présent dans le cloud depuis 2007, IBM paraît toujours à la traine dans le cloud public. Selon le cabinet Synergy Research, il reste cinq fois plus petit dans les services de cloud d’infrastructure (IAAS pour infrastructure as a service) que le leader Amazon Web Services. La perte du contrat de 600 millions de dollars de la CIA a été vécue comme un électrochoc.

Pour combler son retard, Big Blue a racheté en 2013 Softlayer pour 2,5 milliards de dollars. Cette société américaine se positionne sur le même marché qu’Amazon Web Services, avec 13 datacenters dans le monde, dont un à Amsterdam. Elle bénéficiera de l’essentiel de l’investissement annoncé par IBM, avec l’objectif d’en doubler la capacité.

IBM fait du cloud computing un axe stratégique de développement, au même titre que le Smart Planet, le Big Data ou l’informatique cognitive. Depuis 2007, il a investi 7 milliards de dollars dans l’acquisition de 15 sociétés dans le secteur. L’ambition de Big Blue est d’atteindre un chiffre d’affaires de 7 milliards de dollars dans le cloud en 2015, contre 4,4 milliards en 2013. Pas de quoi rattraper Amazon Web Services, dont le chiffre d’affaires pourrait franchir la barre des 10 milliards de dollars en 2015.

Ridha Loukil

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