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Idemia et le CEA collaborent dans l'IA, la cybersécurité et les données personnelles

Développer des technologies sensibles tout en protégeant les données personnelles, voici l'objectif d'Idemia et du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives. Les deux entités ont signé un contrat de collaboration centré sur les technologies liées à l'intelligence artificielle, la cybersécurité et la protection des données personnelles.
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Idemia et le CEA collaborent dans l'IA, la cybersécurité et les données personnelles
Idemia et le CEA collaborent dans l'IA, la cybersécurité et les données personnelles © CEA

L'entreprise Idemia, spécialisée dans l'identification, l'authentification et l'analyse des données, et le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) annoncent ce jeudi 13 janvier la signature d'un accord de collaboration. Les partenaires ont déjà collaboré dans le passé, notamment sur le développement des capteurs d'empreintes digitales et les protocoles cryptographiques.

IA, données personnelles, cybersécurité
"Nous avons défini un ensemble de sujets d'intérêts communs tels que l'intelligence artificielle, la protection des données personnelles et la cybersécurité", détaille Jean-Christophe Fondeur, CTO d'Idemia à L'Usine Digitale. Ces sujets recoupent "les axes forts de la stratégie numérique du CEA", explique Stéphane Siebert, directeur de la recherche technologique du CEA.

Sur la cybersécurité par exemple, l'objectif est double : comprendre les "menaces qui peuvent peser sur certains systèmes" et définir "les contre-mesures à mettre en place pour les détecter", raconte le CTO.

Les équipes travaillent aussi sur un système de contrôle d'identité des passagers lors de l'embarquement dans un avion dans lequel les données biométriques seront protégées de façon robuste grâce à "la cryptographie homomorphe", ajoute-t-il. Cette technologie permet de "traiter des données sans les décrypter". Autrement dit, "les données ne sont jamais exposées en clair et donc jamais attaquables par un acteur malicieux". 

Objectif : la mise sur le marché
Le but de la collaboration n'est pas de faire de la recherche fondamentale mais bien la mise sur le marché du produit ou du service développé. A ce titre, d'après Stéphane Siebert, le CEA est "cet espèce de point de passage entre des avancés de la recherche et du développement industriel qui aboutit à du chiffre d'affaires et à de l'activité". De son côté, Idemia compte sur la collaboration avec le centre de recherche pour être "à la pointe de l'état de l'art" sur les dernières technologies ainsi que pour "stimuler" et "faire monter en compétences" ses près de 3000 ingénieurs. 

Développer des technologies considérées comme sensibles tout en respectant les données personnelles est devenu un enjeu majeur de souveraineté. "Le fait que nous puissions maîtriser ces technologies est absolument essentiel pour la France, déclare Stéphane Siebert. Cela permet de ne pas être à la merci des fournisseurs étrangers car dans des situations de confiance cela peut poser des problèmes."

C'est aussi un sujet dont s'est emparé les institutions européennes. La Commission a présenté une proposition de règlement pour encadrer l'intelligence artificielle tout en encourager son développement par les entreprises européennes. Le recours à la reconnaissance faciale par les forces de l'ordre est au coeur de ce texte. 

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