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Il est 4h30 et tout-va-bien

Ex-directeur commercial de relaxnews et de My Little Paris, Thomas Barret a décidé en 2015 de créer son entreprise. Ambition : ré-enchanter nos matins, avec sa gamme d’accessoires siglés The Morning Company. Chose peu commune, il choisit dès le début de son aventure de tenir un carnet de bord, afin de partager ses premiers pas et ses péripéties d’entrepreneur. L’Usine Digitale publie, chaque semaine, ses récits.
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Il est 4h30 et tout-va-bien
Il est 4h30 et tout-va-bien © The morning challenge

Surprenant.

 

Il n’y a pas d’autre mot.

 

L’email – une invitation à être animateur d’un cours sur l’entrepreneuriat – précise que "le cours va durer 33 heures d’affilée."

 

Au début, je me dis que l’auteur de l’email a exagéré. Le mec veut m’impressionner, me mettre un peu la pression. Je me fends donc d’un appel téléphonique courtois, afin de dissiper cette interrogation potentiellement fatale pour mon sacro-saint rythme de sommeil.

 

Après quelques amabilités, la sentence tombe. Par d’affilée, il entend… d’affilée. C’est à dire sans interruption. Enfin si, il a quand même prévu – entre 5h et 8h du matin – 3 heures de sommeil. Soit à peine un tiers de mon besoin vital quotidien.

 

C’est la nuit que viennent les meilleures idées

 

C’est donc officiellement un homicide, avec préméditation, de mon feng-shui personnel.

 

La raison avancée ? C’est la nuit que viennent les meilleures idées. Rien que ça.

 

Bon, à bien y réfléchir, ça semble… assez juste (même si c’est pénible à admettre dans ce cas précis). Combien de solutions trouvées en cherchant le sommeil, combien d’idées accouchées sur la taie de mon oreiller… Quelques unes, assurément.

 

Suis-je pour autant prêt à sacrifier mes nuits sur l’autel de la créativité ? La réponse ne souffre aucun débat. C’est non. Le sommeil, c’est comme le café : chez moi, c’est sacré.

 

Alors comment ré-introduire un peu de nuit dans le jour ? Dit autrement, qu’est-ce qui empêche d’être créatif le jour ?

 

Mille choses probablement, et une principalement : le smartphone.

 

Le smartphone, c’est un peu le meilleur ennemi de l’entrepreneur : ce qu’il lui donne en liberté de mouvement et en contrôle, il le lui reprend en liberté de penser. Car il occupe, pour le meilleur et pour le pire : en permanence il informe, connecte, contrôle, sollicite, parfois même divertit. Et si on n’y prend gare, il devient un réflexe permanent qui empêche le vagabondage de l’esprit, terreau de la créativité.

 

J’ai par conséquent décrété, par décision unilatérale avec effet immédiat, que mon téléphone sera dorénavant GSM non grata quelques heures chaque jour. Histoire de voir.

 

Idées géniales : je suis maintenant tout à vous.

 

Le reste de ma semaine en quelques chiffres :
1 article top (qui a donc dû être écrit la nuit) : le test du marshmallow
7 volontaires pour m’aider à MIF Expo : merci ! D’autres vocations ?
3 heures pour retoucher la vidéo The Morning Company
33 heures d’affilée (si,si) de création d’entreprise avec des étudiants de l’Essec
6 mètres cubes de cartons dans mon salon : bientôt de quoi faire une cabane pour mon fils

 

Bon semaine à tous, et surtout… bonnes nuits.

 

Thomas Barret, néo-entrepreneur

Ce billet a également été publié sur le blog de l’auteur : The Morning Challenge

Les avis d'experts et points de vue sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs et n’engagent en rien la rédaction.

 

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