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Impression 3D : baisse d'intérêt du grand public

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Les fab labs se remplissent, mais de professionnels. L’impression 3 D peine à séduire les particuliers et, pour les acteurs du secteur, les débouchés dans le grand public sont de plus en plus limités.

Impression 3D : baisse d'intérêt du grand public
À Paris, le FabClub met à disposition du public, particuliers mais aussi professionnels, des machines de fabrication additive en libre-service.

Avez-vous déjà franchi la porte d’un fab lab ? Plusieurs de ces espaces de créativité ont été médiatisés à leur démarrage, grâce à l’engouement que suscitait la technologie auprès du grand public. Leur ambition : faire connaître de nouvelles méthodes de fabrication issues du numérique, avec en première ligne l’impression 3 D. ­Aujourd’hui, les fab labs continuent de se multiplier, mais sont de plus en plus orientés vers les projets professionnels.

« Nous recevons des industriels, des patrons de start-up, des indépendants ou des ­auto-entrepreneurs qui travaillent dans des domaines créatifs, mais il y a une cotisation à payer et ce n’est pas rentable pour un particulier qui aurait juste une pièce à fabriquer », estime Samuel ­Bernier, le directeur de la création au FabClub, un espace de création installé à Paris qui propose des offres de conseil en design et fabrication.

 

La magie n’opère pas

 

Les étudiants sont les bienvenus dans la plupart des fab labs, ils ont souvent droit à un tarif réduit, mais les particuliers ne poussent plus la porte par simple curiosité… On peut donc se demander s’il continuera d’exister un marché grand public pour l’impression 3 D. Depuis environ trois ans que les imprimantes 3 D d’entrée de gamme sont passées sous la barre des 1 000 euros, elles sont présentées comme les prochains objets high-tech indispensables, après les smartphones et les tablettes. Mais la magie de la fabrication additive n’opère pas. Précision insuffisante, manque de répétabilité (trop de pièces ratées) et lenteur de fabrication font qu’on s’en lasse vite… Même les utilisateurs les plus enthousiastes ont dû renoncer.

 

Parmi eux, Cyrille Vue, le PDG d’Erpro, un prestataire en fabrication additive implanté à Saint-Leu-la-Forêt (Val-d’Oise). « J’ai voulu offrir une imprimante 3 D à mes enfants mais ils s’en sont vite désintéressés, alors je l’ai mise à disposition des salariés, mais ça n’a pas pris non plus », se souvient le patron de cette entreprise de 50 personnes et de 8?millions d’euros de chiffre d’affaires. Même constat chez Top Office. Ce réseau de distribution de fournitures, qui travaille autant avec les professionnels que les particuliers, a lancé un service d’impression 3 D il y a deux ans et demi. « Le service connaît un fort succès, avec 3 000 projets réalisés, mais 95 % des clients sont professionnels. De notre point de vue, l’impression 3 D pour le grand public reste un épiphénomène, tandis que dans le monde professionnel les usages se multiplient », constate Raphaël Vanneste, le directeur général de l’enseigne qui compte 500 collaborateurs dans 37 magasins pour un chiffre d’affaires de 106?millions d’euros.

 

Même les fabricants de machines grand public voient l’engouement retomber, à l’image de Stratasys, le leader mondial du secteur avec la marque MakerBot. « Il n’y a plus vraiment de marché dans le grand public, constate Éric Bredin, le directeur de Stratasys France. Aujourd’hui, plus de 75 % des projets sont professionnels et nous concentrons nos efforts sur cette activité, dont la croissance dépasse les 20 % par an. » 

 

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

2 commentaires

Monique Chartrand
05/03/2016 21h59 - Monique Chartrand

Et les Fab Labs c'est loin de n'être que l'imprimante 3D, qui ne faisait même pas partie de l'équipement en Fab Lab à l'origine...

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Monique Chartrand
05/03/2016 21h58 - Monique Chartrand

Me semble très réducteur comme article et ne pas témoigner de toute la vivacité qu'on retrouve dans les Fab Labs fréquentés par des gens de 7 à 97 ans, artisan, ingénieur, designer, patenteux, entrepreneur, étudiant, bijoutier, et j'en passe... sans compter les réalités régionales et rurales et mondiales, et qu'est-ce que veux dire grand public à ce compte.

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