Inarix lève 3,1 millions d’euros pour lancer sa technologie de contrôle qualité des cultures agricoles aux États-Unis

La start-up française Inarix lève 3,1 millions d’euros en amorçage pour développer sa technologie de contrôle qualité des cultures agricoles par reconnaissance d’image. Son application, qui analyse pour l’heure le blé et l'orge, devrait aussi être capable de le faire pour le maïs et le soja à horizon 2024. Celles-ci sont les principales cultures aux États-Unis, l’idée étant de proposer la solution sur le marché américain.

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Inarix lève 3,1 millions d’euros pour lancer sa technologie de contrôle qualité des cultures agricoles aux États-Unis

Inarix est une start-up parisienne de l’Agtech créée en 2018, qui développe une application d’analyse des céréales (blé et orge) par reconnaissance d'image. Elle annonce aujourd’hui lever 3,1 millions d’euros en amorçage pour étendre sa technologie à d’autres cultures et la déployer sur le marché américain.

Le tour de table est composé de fonds de capital-risque internationaux comme Ankaa ventures, Label Investment ou encore Newfund, ainsi que du business angel français Francis Nappez, ancien directeur technique de Blablacar.

Le contrôle qualité est réalisé à partir d’une simple photo

Lors de la moisson, l’incontournable contrôle qualité des cultures était historiquement réalisé par l’œil avisé (mais pas irréprochable) des agriculteurs. Il est aujourd’hui principalement effectué par des machines, ce qui nécessite qu’un échantillon y soit transféré pour être analysé.

La technologie développée par Inarix simplifie les choses en contrôlant la qualité de la céréale par le biais d’une application mobile. Elle permet "d'obtenir des résultats instantanément, en déplacement, et sans avoir à utiliser de machines volumineuses et complexes", explique le fondateur et PDG d'Inarix, Pierre Chapelle. "Ce que nous faisons, c'est transformer votre smartphone en un laboratoire de poche", poursuit-il.

L’utilisateur se contente de prendre une photo du blé ou de l’orge avec son smartphone et l’application mesure la composition variétale de la récolte, et ce de manière assez précise (exemple : 89% Faro, 230/258 grains ; 11% variétés mixtes).

Composition, taux d’impuretés, de protéines et pourcentage de grains cassés

L’application indique par ailleurs le taux d’impuretés, le pourcentage de grains cassés et le taux de protéine. Il s’agit de critères primordiaux pour les filières d’orges de brasserie et pour les blés meuniers dans le cadre de contrats filières.

C’est un outil d’aide à la décision qui permet de déterminer si le seuil du mélange est commercialement acceptable et de faire les bons allotements pour éviter la pollution des cellules de stockage. L’application ne donne pas de conseil sur les choix à effectuer, elle se contente d’indiquer les mesures précédemment citées et laisse l’agriculture arbitrer.

Pour l’heure, l'entreprise compte 400 utilisateurs en France dans l’industrie céréalière. Cette levée de fonds doit permettre à la start-up de renforcer ses équipes pour développer sa technologie, et notamment d'étendre ses capacités de contrôle à des cultures telles que le cacao, le café, le maïs et le soja, et ce "durant les six à douze prochains mois". L’ambition sous-jacente est l'expansion d'Inarix sur le marché américain, où le maïs et le soja constituent les principales cultures.

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