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Industrie 4.0 : les outils sont prêts

Un an après son premier ouvrage présentant les concepts de l’industrie 4.0, le Gimelec propose un recueil de recommandations pour accompagner la transition des sites industriels vers l’industrie connectée. Les outils sont prêts, selon le syndicat professionnel, il ne reste plus qu’à les utiliser…
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Industrie 4.0 : les outils sont prêts
Industrie 4.0 : les outils sont prêts © DR

Après la réflexion, l’action. C’est le message martelé par les adhérents du Gimelec, le Groupement des industries de l’équipement électrique, du contrôle-commande et des services associés. En septembre dernier, le syndicat lançait un manifeste intitulé "Industrie 4.0 - L’Usine connectée". "Un document grâce auquel tous nos adhérents ont progressé", affirme Laurent Siegfried, animateur du secteur industrie au Gimelec. Mais l’heure n’est plus à la présentation des concepts de l’usine du futur. "Il y a encore un an, les industriels pouvaient se poser la question de l’intérêt de passer ou non à l’industrie 4.0, mais le débat n’est plus là car aujourd’hui la question c’est : comment faire ?", poursuit Laurent Siegfried.

Sur le "comment faire", le Gimelec propose des solutions. Son nouvel ouvrage baptisé "Industrie 4.0 - Les leviers de la transformation", propose des pistes de travail élaborées suite à une étude menée par le cabinet Roland Berger, et à des réflexions conjointes avec la DGCIS et le Symop (Syndicat des entreprises des technologies de production).

Connectivité, collaboration, flexibilité…

Les adhérents du Gimelec se disent prêts à déployer chez les grands donneurs d’ordres les concepts de l’industrie 4.0. Avec en premier lieu, des équipements communicants. "Nous proposons déjà une connectivité Internet sur 60 % de notre gamme de produits", assure Serge Catherineau, en charge du marketing chez Schneider Electric. Après les automates, variateurs et interfaces homme-machine, ce sera bientôt au tour des disjoncteurs de profiter du nouveau processeur développé avec STMicroelectronics, qui comporte un cœur dédié à la communication et un autre à la sécurité.

Chez Siemens, on se focalise davantage sur les outils numériques. "Nous avons visité de nombreux industriels, donneurs d’ordres ou fabricants de machines, précise Franck Mercier, chargé de mission 'digital factory' chez Siemens. Les donneurs d’ordres s’intéressent à prévoir tous les impacts d’un changement sur un produit, entre autres. Les fabricants de machines cherchent eux plutôt à profiter de la réalité virtuelle à toutes les étapes de la vie des produits, à générer automatiquement des programmes d’automatismes, à apporter davantage de services à leurs clients."

"Les outils sont prêts", résume Vincent Caulet, responsable des branches industrielles de Bosch Rexroth. La plupart existent depuis plusieurs années, mais le spécialiste des solutions d’entraînement a récemment ajouté à son catalogue plusieurs briques de l’usine du futur, notamment un environnement de développement ouvert à n’importe quel langage de programmation ainsi qu’un robot double bras collaboratif. Le collaboratif, un aspect qui tient particulièrement à cœur au fabricant de robots ABB. "Il est au cœur de l’industrie 4.0, car directement lié aux réflexions autour du facteur humain", explique Jean-Michel Ruscica, responsable développement de la division process automation d’ABB.

Les fournisseurs veulent montrer l’exemple

Avoir des outils disponibles sur étagères, c’est l’assurance pour les industriels de n’avoir plus à lancer des développements spécifiques dans chacune des catégories abordées par l’usine du futur. Reste toutefois à convaincre les grands groupes de l’intérêt d’associer toutes ces briques ensemble. Sur ce point, les adhérents du Gimelec se veulent rassurants. "Après être passé par l’étape des chantiers pilotes, nous avons désormais notre site d’Amberg qui regroupe tous les concepts de l’industrie 4.0, et qui a vu sa productivité multipliée par deux en quelques années", lance Franck Mercier (Siemens).

Même discours chez Schneider Electric, Bosch Rexroth ou encore chez SEW-Usocome. Le fabricant de moteurs et de variateurs veut faire de sa nouvelle usine de Brumath une des vitrines de l’usine du futur, avec un gros travail sur la flexibilité. "Nous avons entièrement repensé les aspects logistiques, depuis le convoyage jusqu’au stockage en passant par l’assemblage, commente Lionel Roche, responsable business development pour l’activité systèmes et solutions chez SEW-Usocome. Et puisque nous avions développé en interne cette expertise en systèmes de convoyage communicants, nous en faisons désormais profiter nos clients."

Vers le Smart Data

Pour finir, les concepts d’usine du futur vont au-delà des seuls gains en productivité. "L’objectif est bien de se maintenir dans une compétition mondiale, rappelle Serge Catherineau (Schneider Electric). Ces équipements communicants servent avant tout à donner aux entreprises la capacité d’innover, car ils donnent aux techniciens la capacité d’améliorer leur outil de travail. Dans l’industrie, on ne fait pas du Big Data mais du Smart Data. Et le Smart Data, c’est capter la bonne donnée, la transformer (ou la contextualiser) et s’en servir pour optimiser son procédé de fabrication."

Frédéric Parisot

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