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Infineon, Philips et Samsung devront payer 138 millions d’euros pour entente illicite

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"A l’ère du numérique, presque tout le monde utilise des puces pour cartes, dans son téléphone portable, sa carte bancaire ou encore son passeport. Il est essentiel que les entreprises qui les produisent s’attachent à faire mieux que leurs concurrents en innovant et en offrant les meilleurs produits aux prix les plus intéressants. Si, à l’inverse, les entreprises choisissent de s’entendre, au détriment des clients et des consommateurs finaux, elles s’exposent à des sanctions." La déclaration lapidaire est de Joaquín Almunia, le vice-président de la Commission européenne chargé de la politique de la concurrence. L’allemand Infineon, le néerlandais Philips et le coréen Samsung savent de quoi il parle. Ces trois constructeurs de puces électroniques viennent de se voir infliger une amende pour "leur participation à un cartel" entre septembre 2003 et septembre 2005. La Commission reproche aux entreprises condamnées d’avoir entretenu des contacts en vue d’harmoniser leur position dans le cadre de discussions tarifaires avec leur client, et d’avoir échanger des informations sensibles sur les négociations de leurs contrats ou leurs capacités de production. Bruxelles, qui avait ouvert l’enquête en 2008, envisageait de résoudre cette affaire par le biais de transactions avec les groupes mis en cause. Mais les discussions ouvertes en 2012 n’aboutissant pas, la sanction financière est tombée et son montant global est de 138 048 millions d'euros.

Le japonais Renesas, qui avait porté le dossier à la connaissance de la Commission européenne, à bénéficié d’une immunité complète, tout comme ses maisons mères (Hitachi et Mitsubishi). L’amende prévue était de 51 millions d’euros. Samsung, qui a coopéré au cours de l’enquête, a vu le montant de sa sanction réduit de 30 % et ne devra s’acquitter que de 35 116 millions d’euros. Philips, qui a pourtant cédé son activité dans les cartes à puces, est toujours considéré responsable des faits évoqués et devra payer 20 148 millions d’euros. Quant à Infineon, le plus lourdement sanctionné par les instances européennes, devra verser 82 784 millions d’euros.

Luis Ivars

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