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Intel choisirait lui aussi l'Allemagne pour sa fonderie européenne

Vu ailleurs Comme TSMC, c'est en Allemagne que le concepteur de puces américain pourrait implanter son nouveau site de production. Il prévoirait également un site d'assemblage en Italie, et un nouveau centre de R&D en France, selon Bloomberg.
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Intel choisirait lui aussi l'Allemagne pour sa fonderie européenne
Intel choisirait lui aussi l'Allemagne pour sa fonderie européenne © Intel (Glassdor)

Si TSMC et Intel devraient tous les deux choisir l'Allemagne pour implanter une nouvelle usine de production de semi-conducteurs en Europe, Intel pourrait désigner la France pour y établir un centre de recherche et de développement, a appris Bloomberg, qui cite des sources proches des négociations.

L'américain prévoirait également de bâtir un site d'assemblage et de test en Italie, dans le cadre de l'extension de ses capacités en Europe, destinée à éviter de futures pénuries d'approvisionnement comme le continent en connaît depuis le début de la pandémie de Covid-19. L'ensemble de ces déploiements devrait représenter un investissement de plusieurs dizaines de milliards de dollars, indique l'agence.

L'Allemagne préférée à la France pour la production
Le centre de R&D français serait susceptible d'être situé à Paris ou à Grenoble, d'après une des sources de Bloomberg. En revanche, a priori c'est bien en Allemagne qu'Intel implantera son principal site de production de puces, qui pourrait servir à produire des semi-conducteurs pour d'autres entreprises, et non pas seulement des puces Intel. La Saxe, la Saxe-Anhalt et la Bavière seraient les trois régions candidates. Des professionnels interrogés par l'AFP indiquent que la ville de Dresde tiendrait actuellement la corde.

En Europe, Intel dispose à l'heure actuelle d'une seule usine, en Irlande.

Un plan à 40 milliards pour les semi-conducteurs en Europe
Le plan European Chips Act de la Commission européenne, annoncé en septembre 2021, devrait se traduire par un investissement public-privé (Etats membres, UE, industriels) d'au moins 40 milliards d'euros sur 10 ans. L'un des objectifs est de doubler la part de l’Europe dans la production mondiale de semi-conducteurs, en la portant à 20% d'ici 2030, ce qui a pour but de rendre le continent moins dépendant de l'Asie.