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Zoom attaqué en justice par l'un de ses actionnaires

Vu ailleurs L'actionnaire Michael Drieu a lancé une action en justice contre l'entreprise américaine Zoom. Il estime que la multiplication des incidents liés à la sécurité et à la confidentialité a affecté le cours de ses actions des bourses. En parallèle, Etats et entreprises comme Space X, Taiwan, New York… multiplient les interdictions.    
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Zoom attaqué en justice par l'un de ses actionnaires
Zoom attaqué en justice par l'un de ses actionnaires © Allie Smith-Unsplash

Un actionnaire de Zoom lance une action en justice contre la start-up américaine devant la Cour de district nord de la Californie, révèle Bloomberg le 8 avril 2020. Michael Drieu affirme que les problèmes de sécurité et de confidentialité ont affecté le cours des actions en bourse. 

Une avalanche d'incidents
L'actionnaire fait référence à l'avalanche d'incidents révélés depuis plusieurs semaines par différents médias. Dans une enquête publiée le 31 mars 2020, The Intercept démontre que Zoom a menti : non, les flux audio et vidéo ne sont pas chiffrés de bout en bout. Techniquement, cela signifie que les données sont lisibles sur les serveurs de Zoom, c'est-à-dire que n'importe quel salarié de la start-up peut accéder aux contenus audio et vidéo d'un utilisateur sans son consentement.

Le jour suivant, le 1er avril, Motherboard révèle que Zoom divulgue l'adresse mail et les photos de milliers d'utilisateurs. La raison : la mauvaise gestion des contacts du service. Il faut également ajouter l'affaire du "Zoom bombing" : des utilisateurs ont témoigné avoir tout d'un coup vu des images pornographiques ou racistes envahir leur écran.


Les utilisateurs explosent
Ces couacs ont pris une tournure un peu particulière alors que le nombre d'utilisateurs de l'application a explosé avec le confinement imposé par la pandémie. Zoom a ainsi atteint les 200 millions d'utilisateurs quotidiens en mars 2020. A titre de comparaison, en décembre 2019, le nombre maximum de participants à des réunions quotidiennes gratuites ou payantes était d'environ 10 millions.

Dans un billet de blog publié le 1er avril, le fondateur de Zoom Eric S.Yuan s'est excusé pour ces incidents et a annoncé une série de mesures comme la publication d'un rapport de transparence, la tenue d'un webinaire hebdomadaire ou encore l'une amélioration du programme de bug bounty…

Une multiplication des interdictions
Mais ces annonces n'ont pas suffi. Etats et entreprises multiplient les interdictions. Le 2 avril 2020, Reuters dévoilait un document interne de l'entreprise américaine Space X où le CEO Elon Musk interdit aux salariés de recourir à l'application de visioconférence. La National Aeronautics and Space Administration (Nasa) a pris la même décision.

Le 5 avril 2020, c'est le ministère newyorkais de l'Education qui abolit l'utilisation de Zoom par les établissements scolaires dans le cadre de l'enseignement à distance. Décision similaire à Taiwan où l'administration a interdit le recours à l'application en interne. Si une agence publique doit organiser une visioconférence, elle "ne devrait pas utiliser de produits présentant des problèmes de sécurité tels que Zoom", a déclaré mardi le gouvernement taïwanais cité par Reuters.

De son côté, le Canada conseille à ses citoyens de s’informer eux-mêmes sur la "vulnérabilité " de Zoom et ce, pour "se protéger", a indiqué le Commissariat à la protection de la vie privée au Devoir dans un article publié le 8 avril 2020.

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