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Internet des objets : Sequans emboîte le pas à Huawei avec sa puce au standard NB-IoT

Après le chinois Huawei, c’est au tour de Sequans de livrer sa puce de connectivité au standard cellulaire NB-IoT dédié à l’Internet des objets. Le spécialiste français des modems 4G revendique une avance sur des géants comme Intel, Qualcomm ou Sony.

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Internet des objets : Sequans emboîte le pas à Huawei avec sa puce au standard NB-IoT
Puce Monarch de Sequans © Sequans

Sequans Communications s'engage dans la bataille de l’Internet des objets au nouveau standard cellulaire NarrowBand IoT (NB-IoT). Le spécialiste français des circuits modem 4G se prépare à commercialiser sa puce de connectivité Monarch dédiée à ce standard. Le composant est déjà en test chez des partenaires et intégrateurs comme Gemalto. Les livraisons de volumes sont prévues pour le quatrième trimestre 2016.

 

Primeur disputée avec Huawei

La PME, cofondée en 2003 et dirigée par Georges Karam, a dévoilé son projet lors du Mobile World Congress à Barcelone, en février 2016. Mais le standard NB-IoT n'a été entériné par le 3GPP, le consortium de normalisation des technologies de réseaux mobiles, qu’en juin 2016. Sequans Communications dispute la primeur au géant chinois Huawei dont la puce est déjà déployée sur les poubelles connectées de la ville de Chengdu, en Chine. Mais la puce française ne se cantonne pas au standard NB-IoT, avec un débit de transmission de données de 40 Kbit/s. Elle intègre aussi le standard M1 qui porte le débit à 1 Mbit/s. Le français paraît en avance sur des mastodontes comme Intel, Qualcomm ou Sony (qui a racheté Altair Semiconductor, le concurrent israélien de Sequans Communications).

 

Dans un composant de 6,5 x 8,5 mm, Monarch réunit le modem LTE, l’émetteur-récepteur radiofréquence, la mémoire RAM et l’élément de gestion de puissance. Sa consommation de courant n’est pas communiquée. Mais selon Sequans Communication, elle est suffisamment basse pour assurer une autonomie de la pile de plus de 10 ans.

 

Une opportunité pour remonter la pente

Selon ABI Research, les livraisons cumulées de modules de connectivité cellulaire entre 2016 et 2021 devraient atteindre 1,1 milliard d’unités. Une perspective regardée avec appétit par Sequans Communications. Après son effondrement en 2012 dû à la mort de la technologie WiMax, la PME française tente de remonter la pente en misant sur les modems LTE tout spécialement pour l’Internet des objets. En 2015, elle déplore sa cinquième année déficitaire avec une perte nette de 27 millions de dollars pour un chiffre d’affaires de 33 millions de dollars. Mais selon les prévisions de Thomson Reuters, elle devrait passer au vert en 2018 avec un bénéfice net de 12 millions de dollars et un chiffre d’affaires de 120 millions de dollars.

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