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Interpol fait appel au moteur de recherche biométrique d'Idemia pour identifier les criminels

Interpol s'équipe d'un moteur de recherche biométrique pour identifier plus rapidement des délinquants dans une affaire criminelle ou lors d'un contrôle aux frontières. La technologie a été développée par Idemia, une entreprise française qui collabore avec de nombreux organismes publics.
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Interpol fait appel au moteur de recherche biométrique d'Idemia pour identifier les criminels
Interpol fait appel au moteur de recherche biométrique d'Idemia pour identifier les criminels © Idemia

Partenaires de longue date, l'entreprise française Idemia spécialisée dans l'identité numérique et Interpol annoncent une nouvelle collaboration pour la mise en place d'un nouveau système "multi-biométrique" pour accélérer l'arrestation de suspects dans des affaires criminelles ou lors des contrôles aux frontières.

Jusqu'à un million de recherches par jour
Le système, baptisé MBIS, est une sorte de moteur de recherche biométrique dédié aux fonctionnaires de police des 194 Etats membre d'Interpol, dont la France fait partie. Chaque jour, jusqu'à un million de recherches d'empreintes digitales, palmaires et de reconnaissance faciale pourront être effectuées et ainsi identifier les potentiels suspects grâce à des comparaisons. Des capacités qui font de MBIS "le système d'identification biométrique automatisé le plus performant du marché pour la police scientifique", d'après Idemia.

MBIS facilite également la gestion des affaires criminelles grâce au stockage de photos de preuves et des renseignements sur les liens entre une affaire en cours et une personne ou entre plusieurs affaires. Il inclut aussi un ensemble d’outils d’amélioration et de traitement photo et vidéo. Il permet par exemple le traitement des minuties, qui désignent les particularités des sillons de la pulpe des mains présentes sur les empreintes.

Idemia travaille depuis 20 ans avec Interpol
Idemia et l'agence internationale collaborent depuis 20 ans. Le premier contrat remonte à l'année 2000. Il avait pour objectif de faciliter la coopération entre les forces de police nationales grâce à un système automatisé d'identification biométrique. Il offrait une base de données commune d’empreintes digitales de suspects dans des affaires criminelles. Puis, en 2016, Interpol s'est équipé d'un logiciel de reconnaissance faciale. Grâce à ces deux systèmes, 300 suspects ont été identifiés en 2019.

L'entreprise implantée à Courbevoie travaille également avec l'Union européenne. Il a été choisi, aux côtés de Sopra Steria, pour mettre en place une base de données biométriques dédiée au contrôle des frontières de l'espace Schengen. Le contrat quadriennal s'élève à 300 millions d'euros.

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