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InvenSense, le dragon californien des capteurs Mems, cherche un repreneur

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Face au ralentissement du marché des mobiles, InvenSense, le dragon californien des capteurs Mems, voit ses perspectives s’assombrir. Un retournement qui l’amène à envisager différentes options stratégiques, dont la vente. Parmi les repreneurs potentiels, figurent des Japonais et des Chinois.

InvenSense, le dragon californien des capteurs Mems, cherche un repreneur
InvenSense, le dragon californien des capteurs Mems, cherche un repreneur © InvenSense

InvenSense s’interroge sur son avenir. Le dragon californien des capteurs Mems a annoncé avoir engagé une banque d’affaires pour étudier différentes options stratégiques. En clair, il ne se voit plus poursuivre son développement seul. Il cherche un repreneur.

 

Trouble-fête sur le marché des Mems

Créé en 2003 à Sunnyvale, en Californie, InvenSense a joué les trouble-fêtes sur le marché des capteurs Mems, bousculant les deux leaders mondiaux, le franco-italien STMicroelectronics et l’allemand Sensortec, filiale de Bosch. Selon IHS Markit, il s’est hissé en 2015 à la troisième marche du podium dans le segment des Mems pour applications mobiles et grand public avec une part de 17,26%, derrière STMicroelectronics (17,85 %) et Knowles (17,32%). Il s’est ainsi payé le luxe de détrôner Sensortec à la troisième place mondiale.

InvenSense s’est fait connaitre par sa technologie de Gyroscope, plus compacte et plus performante que celles de ses grands concurrents. Un avantage qui l’a fait entrer dans la chaine d’approvisionnement des deux leaders mondiaux des mobiles, Samsung et Apple, aux dépens de Sensortec et surtout de STMicroelectronics qui était le fournisseur exclusif de l’iPhone jusqu’en 2013. Depuis, il s’est diversifié dans les accéléromètres, les compas électroniques, les centrales inertielles à 6 et 9 axes, et les microphones. Adepte du modèle "fabless", il se contente de développer ses produits et d’en sous-traiter la fabrication à deux fondeurs de semiconducteurs : le taiwanais TSMC et l’américain GlobalFoundries.

 

Dans le roupe en 2017

Après une croissance météorique, InvenSense voit son développement se ralentir. Sur le dernier exercice fiscal clos le 30 mars 2016, son chiffre d'affaires n’a augmenté que de 12,5% à 418,4 millions de dollars. Et les perspectives s’annoncent moroses. Selon Thomson Reuters, le revenu devrait tomber à 319 millions de dollars sur l’exercice en cours à clôturer le 30 mars 2017, soit un plongeon de 24%, et la société devrait basculer dans le rouge avec une perte nette de 34 millions de dollars, contre une résultat à l’équilibre sur l’exercice précédent. En cause : la perte d’une partie du marché des smartphones Galaxy de Samsung au profit de STMicroelectronics.

InvenSense paie le prix de sa dépendance vis-à-vis des mobiles et de deux grands clients, Apple et Samsung, qui représentent les deux tiers de son chiffre d’affaires. Cette double dépendance la met dans une situation extrêmement fragile. Et il n’est pas simple d’aller sur des marchés comme l’automobile, verrouillé par des équipementiers comme Bosch.

 

Capitalisation boursière modeste

La capitalisation boursière modeste – environ 700 millions de dollars – fait de la société une cible attractive. Parmi les repreneurs potentiels, figurent des fabricants japonais de composants électroniques comme TDK, Murata ou Alps. Les Chinois, qui cherchent à se renforcer dans les semiconducteurs, sont également des candidats possibles.

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