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Avec le projet Silex, la start-up IoT.bzh voit au-delà des véhicules connectés

Le projet Silex d'IoT.bzh a été retenu au concours d’innovation de Bpifrance. La start-up de Lorient entend ainsi déployer ses technologies dédiées à l'IoT industriel à d'autres marchés que l’automobile.
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Avec le projet Silex, la start-up IoT.bzh voit au-delà des véhicules connectés
Le tableau de bord de la Camry de Toyota embarque les technologies d'IoT.bzh. © IoT.bzh

IoT.bzh se positionne sur un marché de niche : le développement de technologies open source permettant d’assurer la sécurité fonctionnelle des systèmes. Aujourd’hui, la start-up de Lorient réalise l’essentiel de son activité pour l’industrie automobile. Elle travaille notamment pour Automotive Grade Linux, un consortium regroupant un tiers des constructeurs automobiles dont Toyota, Suzuki ou encore Ford. "Les véhicules sont de plus en plus complexes. Afin de réduire les coûts de certains composants comme les systèmes embarqués, les constructeurs s’associent et délèguent à des sociétés tierces la R&D", contextualise Fulup Le Foll, co-fondateur d’IoT.bzh en 2015 avec Stéphane Desneux. Ingénieurs de formation, tous deux ont travaillé pour des groupes comme Oracle, Wind River ou encore Intel.

 

Diversifier les champs d'application

Les voitures autonomes et/ou connectées sont un marché en fort développement. En 2018, la start-up a réalisé un chiffre d’affaires de 1,6 M€. Rentable, IoT.bzh dispose d’une visibilité de son plan de charge jusqu'en 2020-2021. Mais elle anticipe son avenir. "Aujourd’hui, nous nous finançons sur de la recherche applicative, des projets de R&D qui entreront en production dans 12 à 24 mois. Mais sur le long terme, il nous faudra d’autres sources de revenus."

 

Pour y parvenir, la start-up vient lancer le projet Silex, sélectionné au concours d’innovation opéré par Bpifrance. Ce projet vise à développer une plateforme de vérification continue de la conformité et de la cybersécurité d’objets industriels connectés. D’un montant global de 780 k€, ce projet bénéficie d’une subvention de 50% dans le cadre du concours d’innovation.

 

Un modèle économique atypique

D’ici à 18 mois, IoT.bzh déploiera Silex sur le marché de l’automobile. Mais elle entend étendre cette plateforme de vérification, à d’autres acteurs de l’IoT industriel : militaire, maritime, agriculture, énergie… La start-up a déjà commencé à travailler sur l’acquisition et le traitement de données maritimes. "Silex nous permettra d’accompagner les industriels dans le déploiement des technologies que l’on met en place et qu’ils adaptent à leurs besoins. Nous devons être en mesure d’assurer de l’assistance et du support sur la version de base, mais aussi sur les versions modifiées", explique Fulup Le Foll. L’ingénieur calquera son modèle économique sur celui de Red Hat, la société américaine qui distribue le système d’exploitation open-source Linux. IoT.bzh vendra des abonnements d'assistance, de formations et de services d'intégration personnalisés pour les clients qui utilisent Silex.

 

Un laboratoire à Lorient

En attendant le déploiement de Silex, la start-up prépare son prochain déménagement dans les anciennes halles de Lorient. Courant mai, IoT.bzh y disposera d’un plateau de 800 m2 avec un laboratoire pour y tester ses développements sur des voitures et des infrastructures. La start-up pourra également y héberger, sur plusieurs semaines, les équipes d’ingénierie de ses partenaires internationaux pour des projets de recherche. L’investissement global nécessaire à la rénovation et l’aménagement du lieu est estimé à 1 M€ partagé entre la Sem XSea (60%) et IoT.bzh (40%). Ses nouveaux locaux seront dimensionnés pour accueillir 30 à 50 personnes. IoT.bzh emploie aujourd’hui 20 salariés. Plusieurs recrutements sont en cours pour porter l’équipe à 30 salariés d’ici fin 2019.

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