Iten ouvre une usine de production de micro-batteries CMS lithium-ion à Chalon-sur-Saône

Iten, deeptech industrielle française spécialisée dans la production de micro-batteries CMS lithium-ion, ouvre un nouveau site de production à Chalon-sur-Saône après avoir levé il y a peu 80 millions d'euros.

 

Partager
Iten ouvre une usine de production de micro-batteries CMS lithium-ion à Chalon-sur-Saône

Iten, pépite française de la deeptech, veut devenir le leader industriel de la production de micro-batteries lithium-ion. Après huit ans de R&D et 200 brevets déposés dans le monde, sa technologie est prête à être industrialisée puis distribuée à grande échelle.

En octobre dernier, l’entreprise parvenait à obtenir une levée de fonds de 140 millions d’euros : 80 millions auprès d’investisseurs tel que Bpifrance dans le cadre du plan France 2030, complétés par 60 millions d’euros de dette en cours de contractualisation. Mercredi, l’entreprise a annoncé l’ouverture d’une deuxième usine de production, à Chalon-sur-Saône (71).

100 recrutements tous les 18-24 mois

La capacité de production de ce nouveau site évoluera en même temps que le chiffre d’affaires de l’entreprise. Mais il pourrait constituer, à terme, dix modules de fabrication pouvant produire un peu plus de 100 millions de pièces par an chacun. "On commence avec un premier module – qui sera opérationnel en 2026 et on avancera au fur et à mesure de la croissance de l’entreprise", explique Fabien Gaben, PDG d’Iten.

Le Grand Chalon a été choisi pour sa proximité avec le premier site de production de l’entreprise, situé à Dardilly, dans la région lyonnaise. Il réunissait par ailleurs les contraintes de surface et d’accès souhaitées et a l’avantage d’être situé au sein d’un écosystème industriel avec un bassin d’emplois important. L’entreprise, qui compte une cinquantaine d’employés à l’heure actuelle, s’engage à présent sur un rythme de 100 recrutements tous les 18-24 mois.

Composant clé de la miniaturisation

Dans la course à la miniaturisation, notamment celle des objets connectés et communicants (capteurs IoT, cartes à puces, etc.), c’est la gestion de l’énergie qui pose le plus souvent problème. Les piles boutons et les super condensateurs sont des composants volumineux, souvent assez coûteux… et non recyclables. Une directive européenne vise d’ailleurs à interdire les piles boutons primaires à horizon 2030. Il faut donc trouver des technologies de substitution, et c’est là qu’Iten entre en jeu.

Les micro-batteries produites par le fabricant français sont entièrement compatibles avec les procédés de fabrication de l’industrie électronique et offrent une densité de puissance 1000 fois supérieure à celles des piles boutons primaires, pour l’épaisseur d’une carte bleue. Cette technologie de rupture est très adaptée au marché de l’électronique : objets connectés, capteurs autonomes, cartes à puces, voire horlogerie ou bioélectronique. Elle conviendrait même dans la conception de lentilles de contact connectées. "Nous serons en mesure de fournir tous les industriels, même ceux utilisant les composants électroniques les plus exigeants, comme par exemple les fabricants d’équipements médicaux dont les produits doivent être stérilisés à 150 degrés", précise le PDG.

Recyclables et rechargeables

Elles présentent par ailleurs l’avantage d’être éco-conçues : les nano batteries Iten ne contiennent aucun métaux lourds et sont entièrement recyclables et rechargeables, ce qui les dote d’une durée de vie particulièrement longue. Autre point à noter : l’entreprise "maîtrise l’ensemble de la chaîne de production, depuis la synthèse des nanomatériaux entrant dans leur composition, jusqu’aux équipements de production, alors que la plupart des fabricants de batterie achètent leurs matériaux chez de gros chimistes".

"Sur le marché des composants passifs, les gros acteurs mondiaux ne sont ni chinois ni américains, c’est presque une exclusivité japonaise", explique Fabien Gaben. "Nos concurrents sont donc plutôt les gros industriels japonais, mais on se différencie d’eux par les performances énergétiques, l’ultra miniaturisation et la compatibilité avec les procédés de montage automatique de l’industrie électronique", ajoute-t-il.

Maintenant que les micro-batteries arrivent sur le marché, Iten se lance sur de nouveaux programmes de recherche. "On travaille à développer des batteries conventionnelles ultraperformantes, qui pourront être utilisées dans les téléphones portables, les PC ou encore les engins de mobilité".

SUR LE MÊME SUJET

Sujets associés

NEWSLETTER L'Usine Digitale

Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes...

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

ARTICLES LES PLUS LUS