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ITS 2015 : Les véhicules autonomes en quête d'autorisation pour rouler sur route ouverte

Alors que les premiers tests se sont déroulés début juillet à Bordeaux, certains participants attendent encore l’autorisation officielle des ministères des Transports et de l’Intérieur pour faire rouler leurs véhicules autonomes sur route ouverte.
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ITS 2015 : Les véhicules autonomes en quête d'autorisation pour rouler sur route ouverte
ITS 2015 : Les véhicules autonomes en quête d'autorisation pour rouler sur route ouverte © Akka

Le cadre presque champêtre du lac de Bordeaux aux petites allées ombragées invite à la balade. Mais pour admirer le paysage en toute quiétude, pendant que la voiture conduit toute seule, il faudra pour certains encore attendre un peu. Alors que se déroulaient entre les 07 et 10 juillet des tests sur le lieu du congrès ITS, au parc des expositions de Bordeaux (Gironde), toutes les sociétés présentant des véhicules autonomes n’avaient pas encore reçu leurs autorisations officielles définitives pour les faire rouler sur route ouverte.

 

Une plaque W spéciale véhicule autonome

C’est le cas du bureau d’études AKKA Technologies. "Ca devient un suspense haletant", commente l’un des membres de l’équipe présente à Bordeaux le jeudi 9 juillet. Pour faire rouler Link&City, un petit véhicule quatre places sans chauffeur, AKKA discute depuis janvier avec un comité interministériel (ministères des Transports, de l’Intérieur et de l’Economie) afin d’obtenir toutes les autorisations. Le fameux sésame, une plaque W spéciale véhicule autonome, qui n’existe pas aujourd’hui dans la législation française, leur a déjà été accordé pour un an. Mais autour du 20 juillet, le bureau d’études a dû renvoyer de nouveaux documents aux autorités pour obtenir définitivement leur autorisation de pratiquer des tests sur route ouverte en octobre. "Le dossier d’homologation a été complété en début de semaine avec des précisions sur les différents scénarios de conduite rencontrés et des attestations d’assurance", précise-t-on chez Akka.

 

La France est signataire de la Convention de Vienne, qui demande au conducteur de rester maître de son véhicule. Au volant, il est donc interdit de lâcher le volant des mains et de quitter la route des yeux. AKKA a pu faire rouler Link&City début juillet à Bordeaux. Mais le bureau d’études s’est limité au parking du parc des expositions et Link&Go roulait entouré d’autres véhicules, un moyen d’assurer totalement la sécurité. En vue des démonstrations en octobre, Akka a prévu un dispositif spécial. La redondance des ordinateurs et des capteurs a été renforcée pour éviter une défaillance. En dernier recours, un ingénieur disposera d’un joystick pour mettre le véhicule en sécurité si un problème survenait.  

 

La sécurité avant tout

L’institut Vedecom a lui aussi récupéré la plaque pour son prototype de test, une Renault ZOE bardée de capteurs sur le toit façon antenne, les pare-chocs ceints de lasers noir brillant, le tout enrobé de fils. Vedecom a remis en janvier un dossier de 70 pages au comité interministériel. "Ce dossier détaille le véhicule, sa technologie et les éléments de sécurité, explique une ingénieure de Vedecom. Les ministères veulent savoir comment la sécurité des participants au congrès sera assurée". Les négociations de chaque participant sont concomittantes des négociations menées par les organisateurs avec les autorités locales comme nationales. "Nous travaillons depuis un an et demi pour mettre en place ces autorisations", expliquait le mois dernier Florence Ghiron, présidente du comité d’organisation ITS à Bordeaux. "Le congrès est une zone de test en conditions réelles, sur 12 km, rappelle Frédéric Mathis, directeur du programme véhicules chez Vedecom. Pour développer le véhicule autonome, nous avons besoin de ce genre de tests pour emmagasiner de l’expérience". Une seconde série de tests de véhicule autonome aura lieu à Bordeaux la première semaine de septembre.

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