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Joko lève 1,6 million d’euros pour réconcilier programmes de fidélité et millennials

Levée de fonds La FinTech Joko annonce ce 3 juillet 2019 sa première levée de fonds pour développer sa solution de programme de fidélité universelle lié à la carte bancaire. Après quelques mois de test, la start-up, qui revendique une base de plus de 35 000 utilisateurs, a séduit Printemps, Fnac, Franprix ou encore Leroy Merlin.
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Joko lève 1,6 million d’euros pour réconcilier programmes de fidélité et millennials
Nicolas Salat-Baroux, Xavier Starkloff et Alexandre Hollocou, les trois fondateurs de Joko. © Joko

Joko a annoncé ce mercredi 3 juillet 2019 sa toute première levée de fonds auprès d’investisseurs comme Partech, Axeleo Capital, Lafayette Plug and Play, et plusieurs business angels du secteur dont les noms n'ont pas été précisés, afin de déployer son programme de fidélité intégré à la carte bancaire. Cette somme, qui s’élève à 1,6 million d’euros, sera consacrée au développement de la solution ainsi qu’au recrutement de développeurs, data scientists et commerciaux, qui viendront étoffer une équipe d'une quinzaine de personnes. Actuellement basée à Station F, la start-up vise un déploiement à l’international, plus précisément en Europe, à l’horizon 2020.

 

Atteindre et comprendre les jeunes consommateurs

Créée fin 2018 par Xavier Starkloff, Alexandre Hollocou et Nicolas Salat-Baroux - passés chez Criteo, Rocket Internet et Goldman Sachs - Joko part d’un constat concret. Selon la jeune pousse, l'âge des encartés dans la grande distribution avoisine les 45 ans. Cause : les programmes de fidélité traditionnels reposent la plupart du temps sur une logique mono-enseigne, "peu adaptée à l’expérience d’achat sur mesure prônée par les millennials. Ainsi, il y est nécessaire de devoir montrer sa carte de fidélité et de la scanner lors du passage en caisse. En outre, les programmes existants ne permettent pas une personnalisation de l’offre. En parallèle, le consommateur a peu de visibilité sur les avantages qu’il obtient auprès de chacun des programmes. Du fait de cette expérience déceptive, les millennials délaissent de plus en plus les programmes historiques", explique la start-up.

 

Pour aider les retailers à conquérir cette cible, Joko propose donc une nouvelle approche issue de la donnée bancaire pour aider les enseignes à améliorer leur programme de fidélité. Objectif : atteindre les jeunes consommateurs par un ciblage et un canal de diffusion uniques et créer une base de connaissance sur les comportements d'achats des millennials. La plateforme analyse ainsi les transactions afin "de permettre aux enseignes de comprendre, sur la base de statistiques agrégées et anonymisées, leur positionnement vis-à-vis de leur marché et de leurs concurrents", explique la société.

 

Une solution dopée à l'IA

L’utilisateur connecte l’application avec sa banque via une interface sécurisée, et peut cumuler automatiquement des points lors de chaque achat opéré via sa carte bancaire auprès des enseignes. En caisse, rien à scanner ou déclarer puisqu'à chaque dépense, l’utilisateur est automatiquement notifié et peut consulter ses points, qui sont échangeables contre des bons d’achat valables, ou les convertir en dons associatifs. Une couche d’intelligence artificielle suggère des offres adaptées aux habitudes des utilisateurs. Grâce à des techniques de machine learning, Joko a développé un moteur de catégorisation et d’identification intelligente des transactions, qui est en mesure d’identifier les marchands. Les enseignes rémunèrent Joko à la commission.

 

Une solution permise par la DSP2

Après quelques mois de test, Joko a été adopté par plus de 35 000 utilisateurs, et "la base utilisateurs double chaque mois", selon la jeune pousse. La solution a convaincu des retailers comme Printemps, Fnac, Franprix ou encore Leroy Merlin et des marques digital native telles que Birchbox, Heetch ou Cityscoot. "Nous constatons un réel impact sur la fréquence d'achat et le panier moyen de nos utilisateurs chez les marques présentes sur l'application. Avec Monoprix par exemple, nous avons constaté une hausse des dépenses de 17%", précise Nicolas Salat-Baroux, co-fondateur de Joko. La start-up a par ailleurs remporté en juin dernier le concours de Wilco Academy dans la catégorie retail.

 

A noter que la technologie développée par Joko a été rendue possible par la directive sur les services de paiement DSP2, qui permet aux consommateurs de donner accès à leurs données bancaires à des applications tierces via des interfaces sécurisées que les banques sont dans l’obligation de mettre en place. Joko est ainsi enregistré comme Agent d’établissement de paiement auprès de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) depuis 2018.

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