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Jus Mundi lève 8,5 millions d'euros pour son moteur de recherche spécialisé en droit international

Levée de fonds Jus Mundi a développé un moteur de recherche spécialisé dans le droit international et l'arbitrage dédié en premier lieu aux cabinets d'avocats. La jeune pousse parisienne souhaite désormais élargir son champ de compétence en se lançant dans le droit du sport, de l'environnement et la fiscalité grâce à une levée de fonds en série A de 8,5 millions d'euros.
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Jus Mundi lève 8,5 millions d'euros pour son moteur de recherche spécialisé en droit international
Jus Mundi lève 8,5 millions d'euros pour son moteur de recherche spécialisé en droit international © Marek Levák/Unsplash

La start-up Jus Mundi, spécialisée dans le droit et l'arbitrage international, annonce ce mardi 21 septembre une nouvelle levée de fonds de 8,5 millions d'euros. Le tour de table a été mené par la société de capital-risque C4 Ventures aux côtés des fonds américains FJLabs et AceCap ainsi que du family office de Michaël Benabou en France. Les investisseurs historiques – Seed4Soft, Holnest, INSEAD BA, e family office irlandais Elkstone – y ont également participé.

La création de Jus Mundi en 2019 repose sur le constat suivant : "actuellement les avocats internationaux n'ont pas de point d'accès unique aux décisions rendues par les tribunaux internationaux et accéder à ces informations juridiques est complexe et prend énormément de temps", explique Jean-Remi de Maistre, PDG et co-fondateur de Jus Mundi, ancien conseil devant la Cour Internationale de Justice de La Haye.

Un moteur de recherche pour les avocats
D'où l'idée pour cette legaltech de créer un moteur de recherche permettant aux avocats spécialisés en droit international et en arbitrage de trouver rapidement des informations, telles que des traités, des textes de jurisprudence ou encore des décisions. Ces informations proviennent de partenariats signés entre Jus Mundi et des organisations mondiales, comme la Chambre de commerce internationale et l'International Bar Association (IBA) qui regroupe plusieurs dizaines de milliers de professionnels du droit international.

Jus Mundi propose également un répertoire d'avocats et d'arbitres avec leur spécialisation et leurs antécédents, ainsi que les affaires auxquelles ils ont participé.

Utilisé par des cabinets, des entreprises et des universités
Actuellement, les services de la legaltech ont conquis des cabinets d'avocats, tels que DLA Piper, Freshfields, Dentons, des services juridiques de multinationales telles qu'Iberdrola, des gouvernements tels que le Japon et le Royaume-Uni, ainsi que des universités telles que la Sorbonne, Harvard et Cambridge.

Grâce à cette nouvelle levée de fonds, l'entreprise souhaite recruter des développeurs, des data scientists ainsi que des commerciaux. L'équipe passera ainsi de 40 à 80 employés d'ici l'été 2022. L'objectif est d'élargir le champ de compétence du moteur de recherche en y ajoutant le droit du sport, de l'environnement et la fiscalité. Le chiffre d'affaires de Jus Mundi, basé à Paris et New York, est réalisé à 40% aux Etats-Unis et à 30% au Royaume-Uni. Son montant exact n'est pas dévoilé.

Tirer son épingle du jeu face aux géants du secteur
En se spécialisant en droit international, Jus Mundi espère concurrencer les moteurs de recherche proposés par les éditeurs classiques, tels que Lefebvre Sarrut ou LexisNexis, qui captent aujourd'hui l'essentiel du marché. C'est cette omniprésence qui rend d'ailleurs compliqué le décollage des legaltech en France. Preuve en est le faible montant des levées de fonds en 2020 : 17,8 millions d’euros.

Malgré ces résultats assez décevants, les acteurs ne comptent pas baisser les bras. En juillet 2019, ils ont d'ailleurs décidé de se structurer. France Digitale, qui réunit près de 1400 start-up et investisseurs français du numérique, a créé un groupe dédié pour "faire émerger des champions français dans ce secteur à fort potentiel". Un effort qui n'a pas encore porté ses fruits. La legaltech est la grande absente du classement French Tech 120, révélé en février 2021, qui recense les start-up françaises les plus prometteuses

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