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KFC va fabriquer des nuggets imprimés en 3D

Le géant américaine KFC a noué un partenariat avec la start-up russe 3D Bioprinting Solutions. L'objectif est de développer une technologie capable d'imprimer en 3D des nuggets en utilisant des cellules de l'animal et de la matière végétale. La date de commercialisation de ces futurs produits n'est pas connue.
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KFC va fabriquer des nuggets imprimés en 3D
KFC va fabriquer des nuggets imprimés en 3D © Aleks Dorohovich - Unsplash

La chaîne de restauration rapide américaine KFC a annoncé le 16 juillet avoir noué un partenariat avec la start-up russe 3D Bioprinting Solutions pour développer une technologie capable d'imprimer en 3D du poulet en utilisant des cellules du volatile et de la matière végétale.

L'objectif est de créer les nuggets ressemblants le plus possible aux originaux. Pour y arriver, le géant américain va fournir à la jeune pousse de la panure et des épices "pour obtenir le goût caractéristique de KFC", peut-on lire dans le communiqué. KFC précise que les nuggets bioimprimés seront disponibles pour des tests finaux à Moscou d'ici l'automne 2020. Mais la société américaine n'a donné aucune date concernant la future commercialisation de ces produits dans ses restaurants.

KFC utilisera des cellules animales
Le processus de bio-impression décrit par KFC utilise des matières animales. A ce titre, les nuggets produits ne seront pas végétariens. L'entreprise propose en fait déjà une option végétarienne dans certains de ses restaurants. En 2019, elle est devenue la première chaîne de restauration rapide américaine à tester le poulet végétal de Beyond Meat.

Mais KFC promet tout de même que ces futurs nuggets seront plus écologiques que les élevages traditionnels. Pour appuyer ses propos, il cite une étude – publiée dans la revue American Environmental Science and Technology Journal – qui montre les avantages de la culture de la viande à partir de cellules notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la consommation d'énergie par rapport aux méthodes d'élevage traditionnelles.

"Les technologies de bio-impression 3D, initialement largement reconnues en médecine, gagnent aujourd'hui en popularité dans la production d'aliments tels que la viande", a déclaré Yusef Khesuani, co-fondateur de 3D Bioprinting Solutions. Nous espérons que la technologie créée grâce à notre coopération avec KFC contribuera à accélérer le lancement sur le marché de produits carnés à base de cellules."

Dans son communiqué, l'entreprise américaine ne fournit aucun détail sur la technologie exacte de l'imprimante 3D. Mais elle revendique "qu'il n'y a pas d'autres méthodes disponibles sur le marché qui pourraient permettre la création de produits aussi complexes à partir de cellules animales".


La viande artificielle séduit de plus en plus
KFC n'est pas le seul acteur de la restauration rapide à miser sur l'impression 3D. Récemment,  la chaîne de fast food Burgus Burger Bar a annoncé la signature d'un partenariat avec la start-up SavorEat. L'objectif est de tester un appareil électroménager capable d'imprimer et cuire de la "fausse viande" simultanément. Mais contrairement à KFC, la jeune pousse israélienne mise sur un substitut de viande entièrement végétal.

La viande artificielle séduit pour plusieurs raisons, dont une production beaucoup moins polluante que celle de la viande animale. Le cabinet A.T. Kearney estime qu'en 2040, 35% de la viande consommée dans le monde proviendra de la viande cultivée, et 25% des substituts végétaux.

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