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Kinvent, spécialiste de la kinésithérapie connectée, a levé 6 millions d'euros

Levée de fonds Mesure de la force, analyse de l'équilibre et de la posture, amplitude du mouvement... avec ses objets connectés la start-up Kinvent aide les kinésithérapeutes et autres professionnels à mesurer précisément les performances et évaluer la progression des patients dans un programme de rééducation. Elle vient de lever 6 millions d'euros pour ajouter trois nouveaux capteurs d'ici fin 2022 à sa gamme qui en comprend déjà sept.
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Kinvent, spécialiste de la kinésithérapie connectée, a levé 6 millions d'euros
Kinvent, spécialiste de la kinésithérapie connectée, a levé 6 millions d'euros © Kinvent

Kinvent lève 6 millions d'euros pour ses capteurs connectés dédiés à la kinésithérapie, la rééducation et la performance sportive. La start-up française, qui a annoncé cette levée le 2 décembre 2021, compte parmi ses investisseurs des sportifs comme Raphael Varane et Yacouma Camara ; des professionnels de la santé ou du sport comme Aurélien Broussal, Dr Hervé Silbert, Fabien Simon et Stephen Mutch. Ainsi que Bpifrance, Sofilaro, Les Business Angels des Grandes Ecoles et Uni.fund.

Mesure en temps réel et analyse
La start-up a été fondée en 2017 par Athanase Kollias, un ancien sportif de haut niveau. Basée à Montpellier, la jeune pousse conçoit et fabrique des capteurs connectés qui mesurent et enregistrent les sorties de force musculaire. L'objectif est de proposer aux praticiens des résultats chiffrés des évolutions et des progressions des patients en moins d'une minute. Les données chiffrées permettent de se faire rapidement une idée de la progression du patient. Kinvent entend également proposer de "nouveaux exercices de rééducation et de kinésithérapie permettant d’enregistrer les progressions des patients".

Plateformes de force pour la posture et l’équilibre dynamique, dynamomètre musculaire manuel, dynamomètre pneumatique, dynamomètre de préhension, dynamomètre de traction ou encore goniomètre électronique connecté pour l'amplitude des mouvements. Aujourd'hui Kinvent propose 7 objets connectés. Tous ces appareils sont rattachés à une même application.

Sur l'écran de mesure il est possible de voir la force ou l'amplitude du mouvement évoluant en temps réel grâce à un manomètre et un graphique. Il est également possible d'analyser la posture afin de "cartographier la surface et les oscillations du CDP (centre de pression) et de mesurer les déséquilibres en termes de répartition du poids entre les deux jambes", explique la start-up. Un autre objet permet d'analyser les sauts et d'obtenir un rapport sur les déséquilibres

Trois nouveaux capteurs
Il n'est pas toujours évident de voir la progression d'une séance à l'autre de kinésithérapie et les exercices sont souvent répétitifs. Avec ces données, Kinvent souhaite aider le patient à garder la motivation dans la poursuite de la rééducation en lui procurant des données chiffrées et factuelles. Les outils de la start-up peuvent également faciliter les échanges entre les kinésithérapeutes et les prescripteurs de soins que ce soit des médecins ou des chirurgiens. L'idée est de partager les informations, suivre les évolutions du patient et évaluer ses nouveaux besoins rapidement.

Avec cette levée de fonds, Kinvent veut continuer à créer de nouvelles solutions pour améliorer la progression des patients. Pour l'instant, 7 capteurs sont proposés par la jeune pousse qui entend mettre sur le marché trois nouveaux capteurs d'ici la fin 2022. Pour y parvenir, le Montpelliérain va poursuivre ses efforts de R&D et doubler ses effectifs pour atteindre les 60 salariés d'ici fin 2022.

Kinvent revendique 4000 professionnels clients donc des cliniques de rééducation, des clubs de foot de L1 et des équipes de rugby du Top 14. La jeune pousse souhaite continuer à se développer sur de nouveaux marchés. Elle est déjà présente en Grèce, en Espagne et aux Etats-Unis. Kinvent veut ouvrir d'ici fin 2022 et début 2023 deux nouveaux bureaux en Amérique du Sud et en Asie. En commençant par la Chine, la Corée ou le Japon.

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