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L'aéroport d'Orly teste la reconnaissance faciale à l'embarquement avec Transavia

Vu ailleurs Repoussée d'un an à cause de la pandémie de Covid-19, l'expérimentation de la reconnaissance faciale à l'aéroport d'Orly vient d'être lancée sur les vols vers le Maroc avec la compagnie Transavia. Grâce à la captation de données biométriques, les voyageurs n'ont plus besoin de présenter leur titre de transport, ce qui fluidifie l'embarquement. D'ici deux mois, les voyageurs partant vers les DOM-TOM devraient être inclus dans le test.
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L'aéroport d'Orly teste la reconnaissance faciale à l'embarquement avec Transavia
L'aéroport d'Orly teste la reconnaissance faciale à l'embarquement avec Transavia © Orly/Facebook

L'aéroport d'Orly teste depuis quelques jours la reconnaissance faciale pour fluidifier l'embarquement des voyageurs, d'après Le Parisien. L'expérimentation devait débuter il y a un an mais a été retardée par la pandémie de Covid-19, qui a cloué les avions au sol. 

Plus besoin de présenter son billet
La technologie a été fournie par la société française Idemia, spécialisée dans les dispositifs biométriques. Au moment de déposer son bagage, une caméra va filmer et capturer le visage du passager. Le logiciel va établir un gabarit er comparer ses traits avec les données inscrites sur le passeport.

Ainsi, à l'embarquement, il suffira au voyageur de scanner son visage sur une borne dédiée pour accéder à l'avion. En d'autres termes, plus besoin de présenter ses billets. Ce qui constitue un gain de temps considérable, d'après Paris Aéroport (anciennement ADP). 

Les vols à destination du Maroc
Actuellement, seuls les vols à destination du Maroc avec la compagnie Transavia, filiale du groupe Air France-KLM, sont concernés par ce test. N'étant pas encore complets, ces vols seraient un bon terrain d'expérimentation. Mais un déploiement à une plus large échelle est déjà envisagé : d'ici deux mois, seront inclus des vols de plus de 200 passagers d'Air Caraïbes vers les DOM-TOM.  

En application du Règlement général sur la protection des données (RGPD), les voyageurs ne sont pas forcés d'utiliser ce dispositif. D'ailleurs, certains auraient refusé craignant pour la protection de leurs données biométriques. Sur ce sujet, ADP affirme que "les données sont supprimées automatiquement dès que l'avion décolle". 

Une expérimentation similaire à Lyon
Orly n'est pas le premier aéroport à tester la reconnaissance faciale. En octobre 2020, l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry a lancé "Mona", une solution pour fluidifier le parcours passager du domicile jusqu'à l'avion. Sont concernés les passagers des compagnies Transavia sur les vols vers Porti et TAP Air Portugal vers Lisbonne. C'est Idemia qui, encore une fois, supervise l'aspect technologique de la solution qui s'articule autour d'un système de reconnaissance faciale et d'une solution de marketing relationnel.

Ces dispositifs restent encore au stade expérimental et leur généralisation semble compromise tant que la France ne se dotera pas d'un cadre autorisant par principe la reconnaissance faciale.

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