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L'Albanie accuse l'Iran d'une cyberattaque qui a paralysé ses services publics

L'Albanie rompt ses relations diplomatiques avec l'Iran, l'accusant d'avoir perpétré une cyberattaque mi-juillet qui a nécessité la fermeture temporaire de ses services publics en ligne. Des données auraient été dérobées lors de cet incident, d'après l'équivalent albanais de l'Anssi. 
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L'Albanie accuse l'Iran d'une cyberattaque qui a paralysé ses services publics
L'Albanie accuse l'Iran d'une cyberattaque qui a paralysé ses services publics © Pixabay

L'Albanie a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran, a annoncé le Premier ministre albanais Edi Rama dans une allocution télévisée le 7 septembre. Il l'accuse d'avoir engagé "quatre groupes pour monter une cyberattaque" qui a paralysé les services gouvernementaux le 15 juillet dernier. Des données gouvernementales auraient également été dérobées durant l'opération.

L'AKSHI, l'équivalent de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) en Albanie, avait qualifié l'incident "d'attaque cybercriminelle synchronisée et sophistiquée provenant de l'extérieur de l'Albanie". Le Premier ministre Edi Rama a dit détenir des "preuves irréfutables" accusant Téhéran. Il a ajouté que malgré son ampleur, l'attaque n'avait "pas atteint son objectif. Tous les systèmes sont redevenus pleinement opérationnels et il n'y a pas eu d'effacement irréversible des données".
 

L'Otan condamne la cyberattaque

La porte-parole du Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis, Adrienne Watson, a déclaré que les experts américains avaient également conclu que l'Iran "avait mené cette cyberattaque imprudente et irresponsable" et qu'il était "responsable des opérations de piratage et de fuite ultérieures". L'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan) a également réagi à cette annonce : "nous prenons acte des déclarations de l'Albanie et d'autres alliés attribuant la responsabilité de cette cyberattaque au gouvernement iranien".

Début août, l'entreprise américaine Mandiant spécialisée dans la sécurité informatique avait identifié une nouvelle famille de ransomware – baptisée "Roadsweep" – ciblant l'Albanie qui affichait un message sans équivoque sur les machines infectées de ses victimes. "Pourquoi nos impôts devraient-ils être dépensés au profit des terroristes Durrës ?", était-il écrit. Durrës est une ville portuaire située sur la mer Adriatique, à l'ouest de Tirana, la capitale de l'Albanie. Cette référence n'est pas un hasard : en 2014, l'Albanie a accueilli près de 3000 membres de l'Organisation des moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), groupe d'opposition iranien en exil, qui se sont installés dans un camp près de cette ville.

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