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L'amende d'Oculus est réduite à 250 millions de dollars dans son procès contre Zenimax

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Vu ailleurs L'appel de Facebook dans le procès qui l'oppose à Zenimax a porté ses fruits. L'amende de 500 millions de dollars que l'entreprise s'était vu infligée concernant sa filiale Oculus a été divisée par deux. Le juge a aussi rejeté la demande de Zenimax d'interdire la vente des casques Oculus.

L'amende d'Oculus est réduite à 250 millions de dollars dans son procès contre Zenimax
L'amende d'Oculus est réduite à 250 millions de dollars dans son procès contre Zenimax © Oculus

Le procès de Zenimax contre Oculus s'était soldé en octobre 2007 par une amende de 500 millions de dollars. Beaucoup moins que les 6 milliards demandés, mais quand même salée. Facebook, la maison-mère d'Oculus, en a immédiatement fait appel, et le jugement a été rendu mercredi 27 juin. Bloomberg rapporte que l'amende a été réduite à 250 millions de dollars. Le juge a notamment annulé les amendes de 150 millions contre Brendan Iribe (alors CEO d'Oculus) et de 50 millions contre Palmer Luckey (fondateur de la start-up). La requête de Zenimax pour interdire les ventes des produits Oculus a par ailleurs été rejetée.

 

Une affaire controversée

Suite à ce jugement, Zenimax a déclaré réfléchir à ses prochaines actions. Facebook s'est félicité de la décision du juge et a d'ores et déjà annoncé un nouvel appel pour faire annuler l'amende restante. L'affaire dans son ensemble est controversée, les motivations de Zenimax étant relativement douteuses. Le groupe, qui possède plusieurs grands studios de jeux vidéo dont Bethesda Softworks, id Software et Arkane Studios, a déjà porté plusieurs affaires en justice sans raison valable, dont une contre le studio Mojang (éditeur de Minecraft) portant sur le simple nom "Scrolls". Zenimax avait fini par retirer sa plainte.

 

John Carmack au centre du contentieux

Dans la présente affaire, Zenimax a un contentieux proche de l'émotionnel avec John Carmack, co-fondateur d'id Software. Carmack, pionnier du graphisme 3D, est celui qui a découvert la start-up et l'a faite connaître. Il portait le projet d'une collaboration qui a échoué lorsqu'Oculus a rejeté les conditions de Zenimax, jugées déraisonnables par la start-up. Mécontent de la tournure des évènements et de se voir interdire de poursuivre ses projets VR par les dirigeants de Zenimax, l'ingénieur a fini par quitter id Software pour rejoindre Oculus. Ses anciens patrons ne lui ont pas pardonné cette défection, et le procès le vise d'ailleurs personnellement. Il est lui-même séparément en contentieux avec Zenimax pour non paiement d'une partie de son salaire et de ses primes.

 

L'une des conséquences malheureuse de l'affaire est le fait que les studios appartenant à Zenimax, relativement actifs sur le marché VR, ne publient pas leurs jeux sur la boutique d'Oculus. Une situation qui nuit aux deux parties, le marché étant encore balbutiant.

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