Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

L'ancien chef de l'unité véhicule autonome d'Uber condamné à verser 179 millions de dollars à Google

Vu ailleurs Anthony Levandowski s’est déclaré en faillite personnelle après avoir été condamné à verser 179 millions de dollars à son ancien employeur Google, qui l’accusait de concurrence déloyale pour avoir créé une entreprise rivale de Waymo. Rachetée par Uber, cette entité aurait également exploité des solutions de conduite autonome propriétaires de la firme de Mountain View.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

L'ancien chef de l'unité véhicule autonome d'Uber condamné à verser 179 millions de dollars à Google
L'ancien chef de l'unité véhicule autonome d'Uber condamné à verser 179 millions de dollars à Google © Waymo

Anthony Levandowski a déposé mercredi 4 mars 2020 un dossier de mise en faillite personnelle, peu de temps après qu’un tribunal a confirmé qu’il doit verser 179 millions de dollars à Google. Une bataille juridique l’opposait depuis près de trois ans à son ancien employeur. Google l'accusait de s’être, avec son collègue Lior Ron, livré à des pratiques de concurrence déloyale en créant une entreprise concurrente de sa filiale Waymo. Une manœuvre qui l’aurait conduit à débaucher plusieurs salariés de son ancienne équipe.

 

une décision définitive

La start-up fondée par Anthony Levandowski et Lior Ron a, par la suite, été rachetée par Uber. Le géant du VTC aurait, selon nos confrères de Reuters, précisé dans des documents financiers vouloir contester le jugement prononcé à l’encontre de son ex-employé, qui est accusé au niveau fédéral d’avoir procédé à un vol de secrets industriels en quittant Google. L’entreprise n’a, pour l’heure, pas souhaité commenter.

 

Alors qu’une décision de justice a tranché en décembre, estimant alors que les deux dirigeants ont effectivement violé leurs obligations légales en quittant Google et créé une situation de concurrence déloyale en créant leur propre société, Anthony Levandowski a été contraint de déposer le bilan au titre du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites. Cette opération devrait lui permettre de négocier des dettes, alors que son dossier estime le montant de ses actifs actuels entre 50 et 100 millions de dollars… contre pas moins de 100 à 500 millions de passifs cumulés. La décision étant désormais définitive, il sera tenu de s’y plier.

 

Lior Ron a, lui, décidé de rester chez Uber. Waymo a confirmé mercredi que le géant du VTC a réglé les dettes de son employé vis-à-vis de Google en février – pour un montant de 9,7 millions de dollars. La filiale de la firme de Mountain View a dit être déterminée à "continuer à prendre les mesures requises pour garantir la protection de [ses] informations confidentielles". Elle remporte là une victoire dans la bataille en plusieurs manches qui l’oppose à Uber. Pour rappel, un expert indépendant avait certifié en novembre 2019 qu'Uber avait bien exploité la solution logicielle propriétaire de Waymo.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media