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L'Anses confirme que la 5G n'entraîne par de nouveaux risques pour la santé

L'Anses affirme qu'il est peu probable que le déploiement de la 5G entraîne de nouveaux risques pour la santé en l'état actuel des connaissances. Toutefois, l'Agence plaide pour la poursuite de la recherche dans ce domaine.
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L'Anses confirme que la 5G n'entraîne par de nouveaux risques pour la santé
L'Anses confirme que la 5G n'entraîne par de nouveaux risques pour la santé © Alsatis

L'Anses confirme sa première expertise sur la 5G. L'Agence estime "peu probable", en l'état actuel des connaissances, que le déploiement de la 5G entraine de nouveaux risques pour la santé, comparé aux générations de téléphonie précédentes.

Ce nouvel avis, publié le 17 février 2022, conforte sa précédence évaluation sur les effets sanitaires associés au déploiement de la 5G publiée en avril 2021. Suite à cette publication, en raison de l'intérêt du public pour ce sujet, l'Anses a organisé une consultation publique entre avril et juin 2021. Consultation suite à laquelle l'Agence complète aujourd'hui son rapport en prenant en compte les plus de 200 avis collectés. L'Anses tient également compte des dernières données de l'ANFR qui a mesuré l'exposition aux champs électromagnétiques au voisinage des antennes relais 5G.

Des niveaux d'exposition comparables
Concernant les bandes de fréquences déjà utilisées par les technologies 3G et 4G – soit celles comprises entre 700 MHz et 2,1 GHz ou dans la bande de fréquence 3,5 GHz – les niveaux d'exposition aux champs électromagnétiques sont comparables ou légèrement supérieurs. L'Anses ajoute qu'il est "peu probable que ce déploiement entraîne de nouveaux risques pour la santé".

Pour la bande de fréquence de 26 GHz, qui n'est pas encore exploitée en France, l'Anses déclare que les données sont trop peu nombreuses pour évaluer les risques éventuels sur la santé mais que "l'exposition se différencie par une pénétration beaucoup plus faible des ondes".

Poursuivre la recherche
"Il n'existe pas à ce jour de preuve d’effet sanitaire lié aux usages numériques courants", écrit l'Anses. Toutefois, l'agence assure qu'il est nécessaire de poursuivre la production de données et suivre l'évolution de l'exposition des populations au fil de l'extension du parc d'antennes et de l'augmentation de l'utilisation de la 5G. Doivent être notamment étudiés les effets des radiofréquences sur le développement de cancer, l'altération du fonctionnement cérébral, et la fertilité.

Allant dans ce sens, 12 projets de recherche sur les radiofréquences sont financés par l'Anses. Ces projets vises à acquérir de nouvelles connaissances sur les mécanismes d’action au niveau cellulaire, les effets physiologiques et sanitaires des radiofréquences, l’hypersensibilité électromagnétique ou encore la caractérisation des expositions.

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